Accusés

March 1, 2017

Disparus d’Orvault

Filed under: Uncategorized — Poltoine @ 7:04 pm

Un pantalon avec dans une poche la carte vitale de Charlotte Troadec a été retrouvé mercredi matin par une joggeuse à Dirinon dans le Finistère près de Brest, a-t-on appris de source proche de l’enquête, confirmant une information du Parisien.
«La cellule d’identification criminelle de la gendarmerie du Finistère est sur place pour procéder à un gel des lieux», a précisé cette source. La famille Troadec, qui habite Orvault près de Nantes, a mystérieusement disparu depuis 13 jours.

Lundi, une information judiciaire a été ouverte pour «homicides volontaires, enlèvements et séquestrations». Toutes les hypothèses restent ouvertes à ce stade, selon les enquêteurs. Les quatre membres de la famille Troadec font l’objet d’un vaste dispositif de recherches par la police qui soupçonne le fils Sébastien «d’avoir mis en place un funeste projet visant à supprimer les membres de sa famille et peut-être lui-même», selon la fiche de police datée du 24 février.

Aucun signe de vie depuis le 16 février
Les deux parents, Pascal et Brigitte Troadec, sont tous les deux nés en 1967. Le fils aîné, Sébastien, est âgé de 21 ans et la fille cadette, Charlotte, a 18 ans. C’est la soeur de Brigitte Troadec qui avait donné l’alerte, s’inquiétant d’un silence inhabituel de la famille. Aucun de ses membres n’a donné signe de vie depuis le 16 février. Dans le pavillon de la famille dans un quartier résidentiel d’Orvault, au nord de Nantes, les enquêteurs avaient découvert des taches de sang, laissant penser à une scène de violences.

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Disparus d’Orvault

Filed under: Uncategorized — Poltoine @ 6:59 pm

Un pantalon avec dans une poche la carte vitale de Charlotte Troadec a été retrouvé mercredi matin par une joggeuse à Dirinon dans le Finistère près de Brest, a-t-on appris de source proche de l’enquête, confirmant une information du Parisien.
«La cellule d’identification criminelle de la gendarmerie du Finistère est sur place pour procéder à un gel des lieux», a précisé cette source. La famille Troadec, qui habite Orvault près de Nantes, a mystérieusement disparu depuis 13 jours.
Lundi, une information judiciaire a été ouverte pour «homicides volontaires, enlèvements et séquestrations». Toutes les hypothèses restent ouvertes à ce stade, selon les enquêteurs. Les quatre membres de la famille Troadec font l’objet d’un vaste dispositif de recherches par la police qui soupçonne le fils Sébastien «d’avoir mis en place un funeste projet visant à supprimer les membres de sa famille et peut-être lui-même», selon la fiche de police datée du 24 février.

Aucun signe de vie depuis le 16 février

Les deux parents, Pascal et Brigitte Troadec, sont tous les deux nés en 1967. Le fils aîné, Sébastien, est âgé de 21 ans et la fille cadette, Charlotte, a 18 ans. C’est la soeur de Brigitte Troadec qui avait donné l’alerte, s’inquiétant d’un silence inhabituel de la famille. Aucun de ses membres n’a donné signe de vie depuis le 16 février. Dans le pavillon de la famille dans un quartier résidentiel d’Orvault, au nord de Nantes, les enquêteurs avaient découvert des taches de sang, laissant penser à une scène de violences.

February 9, 2017

Affaire Jourdain, Il y a 20 ans

Filed under: Uncategorized — Poltoine @ 11:38 am

Samedi, cela fera 20 ans, mais au Portel et à Outreau, c’est comme si c’était hier. Personne n’a oublié l’épopée meurtrière des frères Jourdain qui, l’espace d’une nuit de carnaval, ont brisé quatre vies : celles d’Isabelle, Peggy, Audrey et Amélie. Premier volet de notre dossier, avec le rappel des faits.
« Une fugue, ce n’est pas possible. Quand on décide de ne pas revenir, on ne se déguise pas sans habits de ville en dessous. »

Les bras croisés, la conviction aussi forte que l’amour qu’elle voue à Audrey et Isabelle, Laure Lamotte fait cette déclaration à La Voix du Nord le lundi 17 février 1997. Voilà six jours que ses deux filles adoptives de 17 et 20 ans ont disparu, en pleine nuit de carnaval, en compagnie de leurs copines du même âge, Amélie et Peggy Merlin.

Ce témoin décisif évoque deux gars dans une camionnette

Comme beaucoup, l’Outreloise ne croit pas à cette thèse. C’est pourtant celle que la police et le parquet de Boulogne privilégient depuis le début, sur la base de témoignages erronés qui émanent de toute la France (Paris, Noyelles-Godault ou encore Fréjus). Une attente insoutenable pour les deux familles.

Jusqu’à ce coup de téléphone anonyme, reçu au domicile de Laure Lamotte le mardi 18. Un jeune homme a vu les affichettes placardées par les proches. « C’est ma mère qui a décroché. Elle a tout de suite appelé Mme Merlin », se souvient Virginie, la troisième sœur, qui avait alors 18 ans.

Ce témoin décisif évoque « deux gars dans une camionnette » qui auraient importuné sa fiancée le soir du carnaval. Et nomme pour la première fois les frères Jourdain, des ferrailleurs installés à Dannes. « On a été voir sur place tout de suite, ajoute Virginie. Et on les a vus en train de repeindre la camionnette. »

Le déroulé des faits

La police alertée, l’enquête prend enfin un tournant concret. Le véhicule appartient à deux frères qui accusent un lourd passé judiciaire. Jean-Louis Joudain, 38 ans, déjà jugé pour viol. Et Jean-Michel, son frère cadet, 35 ans, condamné à 15 ans de réclusion pour le meurtre de son ex-petite amie en 1989. Deux hommes redoutés à Dannes pour leur violence et leur physique de brutes. Ils sont interpellés le jeudi.

Le lendemain matin, l’aîné craque. « On ne peut plus rien pour les filles. Elles sont dans le sable à Sainte-Cécile », lâche-t-il aux enquêteurs. Qu’il guide jusqu’à un blockhaus sur la plage de Saint-Gabriel.

Les quatre jeunes filles assassinées

Là, sur ses indications, les pompiers déterrent quatre corps, empilés les uns sur les autres. Audrey, Isabelle, Peggy et Amélie portent encore leurs déguisements de carnaval. Elles ont été violées et battues à mort. Se dessine alors le scénario macabre.

Les deux frères ont passé la nuit du 11 au 12 février à boire des bières sur la place du Portel et à guetter des proies potentielles. Ils ont ensuite transporté plusieurs groupes de carnavaleux entre Le Portel et Équihen. Et ont finalement embarqué les quatre filles. Le fourgon ne s’est arrêté que 20 km plus loin. Les prisonnières n’en sont vraisemblablement jamais ressorties vivantes.

 La camionnette des frères Jourdain est retrouvée à Dannes, au domicile familial. C’est elle qui a servi à transporter les jeunes filles.

Deux procès aux assises

Après leurs aveux, les deux frères reviendront plusieurs fois sur leur version. Sans jamais dévoiler la vérité ou même une once de compassion. Les procès aux assises, en 2000 et 2002, n’y ont rien changé.

Malgré les rumeurs, 20 ans après, les frères Jourdain sont toujours en prison.

CHRONOLOGIE

11 février 1997. Peggy et Amélie se rendent déguisées au carnaval du Portel avec leurs copines Audrey et Isabelle. Elles disparaissent pendant la nuit.

12 février. Marie-Josée Merlin a donné rendez-vous à ses filles Peggy et Amélie à Équihen-Plage. Mais elles ne sont pas là. Elle contacte Laure Lamotte, la mère adoptive d’Audrey et Isabelle. La police est alertée, les recherches commencent. Les proches des quatre jeunes filles fouillent les environs et placardent des affiches un peu partout.

17 février. Les jeunes filles sont toujours introuvables. Alors que la presse nationale s’est emparée de l’affaire, le parquet de Boulogne ouvre une information judiciaire pour « enlèvement et séquestration ».

 Dès le lendemain de la disparition, les amis se mobilisent avec l’espoir de les retrouver saines et sauves. Ils ne savent pas qu’il est déjà trop tard…

19 février. Laure Lamotte reçoit un appel anonyme dénonçant les frères Jourdain, des ferrailleurs de Dannes, comme suspects. Les enquêteurs se mettent sur cette piste.

20 février. Jean-Michel et Jean-Louis Jourdain sont interpellés dans leur appartement à Étaples.

21 février. Après plus de 24 heures de garde à vue, Jean-Louis Jourdain craque. Il conduit les enquêteurs à Sainte-Cécile et désigne l’endroit où les quatre jeunes filles sont enterrées, dans les dunes de Saint-Gabriel.

22 février. Les frères Jourdain sont mis en examen pour séquestration, viols et assassinats. Ils se renvoient chacun la responsabilité de la mort des jeunes filles.

11-15 décembre. Une reconstitution est organisée à Sainte-Cécile, mais les deux frères continuent de se renvoyer la balle.

 Le premier procès se déroule en octobre 2000 devant la cour d’assises. Marie-Josée Merlin et Laure Lamotte, les mamans des jeunes filles, font preuve d’un courage exemplaire.

16-27 octobre 2000. Les deux frères sont jugés par la cour d’assises de Saint-Omer. Ils sont condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité, avec une peine de sûreté de 22 ans pour Jean-Michel Jourdain et de 20 ans pour Jean-Louis.

18-27 mars 2002. Les peines sont confirmées en appel par la cour d’assises de Douai.

21 août 2002. La cour de cassation rejette le pourvoi de Jean-Michel Jourdain. Les condamnations sont définitives.

24 novembre 2012. Laure Lamotte s’éteint à Boulogne à l’âge de 80 ans.

March 8, 2015

Moselle : un homme tué à Lorquin, quelques jours après le meurtre d’une ado

Filed under: Uncategorized — Poltoine @ 7:05 pm

image MEURTRES – À Lorquin, village de Moselle, un homme de 45 ans a été retrouvé samedi, poignardé à mort. C’est le second crime en l’espace d’une semaine dans cette commune, après la découverte du corps d’une ado, mercredi. Mais selon nos informations, les deux affaires ne seraient pas liées.

Mais que se passe-t-il à Lorquin, paisible commune de quelques 1300 âmes au sud de la Moselle ? Niché entre les Vosges et la rivière de la Sarre Blanche, ce village qui abrite un lotissement tranquille, un supermarché et un collège n’est pas habitué à pareille agitation.

La soirée du mercredi 4 mars marque le premier acte d’un défilé macabre inattendu. Le corps d’une jeune fille de 17 ans est retrouvé par sa maman, dans la véranda familiale, lardé de coups de couteau. L’adolescente, scolarisée en Alsace, était rentrée pour les vacances. Aussitôt, le maire de Lorquin se déclare choqué et précise auprès de la presse locale que la famille, arrivée récemment dans la commune, “n’était pas défavorablement connue”.

Pas de meurtres en série

Le lendemain à 21 heures, nouvelle découverte glaçante. Dans un studio en face de l’église, au cœur du village, un jeune homme de 20 ans, identifié comme l’ex-petit ami de la victime, est retrouvé pendu par les forces de l’ordre. Christian Mercury, procureur de la République de Metz en charge de l’affaire, soupçonne le garçon d’être à l’origine du premier meurtre et s’engage sur la piste d’un crime passionnel. “Des analyses scientifiques sont en cours”, précise-t-il toutefois, prudent.

L’affaire semble donc être résolue, mais voilà que samedi après-midi, toujours à Lorquin, un homme de quarante-cinq est découvert mort dans sa chambre à coucher, selon l’Est Républicain. Il a le crâne fracassé. Joint par Metronews, le commissariat de Sarrebourg, présent sur les lieux des deux crimes, s’empresse de démentir tout début de rumeur annonçant une potentielle série meurtrière : “Les similarités sont troublantes il est vrai, mais nous pouvons affirmer avec certitude que ces deux crimes ne sont pas liés”.

Et pour cause, dans le meurtre du quarantenaire, un suspect est déjà identifié. De sources concordantes, il s’agit d’une femme. Elle se serait suicidée en se noyant dans un lac, non loin de la commune. Là aussi, une rupture sentimentale serait à l’origine du drame.

March 3, 2015

Un corps en décomposition découvert sur la plage d’Hardelot

Filed under: Uncategorized — Poltoine @ 11:04 pm
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imageCe mardi, vers 7 h 30, un corps a été découvert sur la plage d’Hardelot.

« En voyant les pompiers et les gendarmes sur la plage, de loin, j’avais l’impression qu’ils remontaient un phoque », témoigne ce mardi matin un habitant du front de mer à Hardelot. Mais les secours ont bien remonté un cadavre humain, ce mardi matin vers 7 h 30. Probablement rejeté par la marée dans la nuit de lundi à mardi, le corps a été découvert sur les rochers « dans un état de décomposition très avancée », révèle une source. Le corps aurait séjourné très longtemps dans l’eau. Il s’agirait d’une question de jours voire même de semaines.

La victime serait une femme

Une enquête de gendarmerie est en cours pour tenter d’identifier le corps. D’après nos informations, une reconstitution faciale pourrait avoir lieu tellement le visage est abîmé. Des analyses ADN vont également être pratiquées.

D’après un proche de ce dossier, la victime serait une femme : « C’est pour l’instant une supposition des enquêteurs, qui se basent sur le fait que des sous-vêtements féminins ont été retrouvés sur le corps. »

Une autopsie sera réalisée dans les prochains jours pour déterminer les circonstances du décès de ce mystérieux cadavre.

January 30, 2014

Meurtre de Gilles Andruet : le principal suspect acquitté

Filed under: Uncategorized — Poltoine @ 8:51 pm

20140130-214749.jpgLa cour d’assises n’a pas condamné le Franco-Marocain Sacha Rhoul, qui avait été accusé d’avoir tué à coups de batte de baseball le champion d’échecs.

Le Franco-Marocain Sacha Rhoul a été acquitté jeudi du meurtre de Gilles Andruet, génial champion d’échecs tombé dans la drogue et les dettes de jeux et tué à coups de batte de baseball en août 1995. “Enfin !” a déclaré Sacha Rhoul, tout sourire, à l’issue du verdict. “Après vingt ans d’attente, enfin les médias vont dire que je suis innocent. (…) C’est un gros soulagement pour moi, ma famille, mes enfants, qui vont grandir avec un père innocent”, a-t-il ajouté. Après à peine deux heures de délibéré, et comme l’avait requis l’avocat général, les jurés ont acquitté Sacha Rhoul, qui a toujours contesté sa participation au meurtre et contre lequel aucune preuve irréfutable n’a pu être apportée au cours de quatre jours de procès. “Ce n’est pas une décision au bénéfice du doute, c’est une décision au bénéfice d’une totale innocence”, s’est félicité son avocat, Me Éric Dupond-Moretti.

Près de dix-neuf ans après les faits, la justice n’a donc toujours désigné aucun coupable dans la mort de Gilles Andruet, fils du célèbre pilote automobile Jean-Claude Andruet, retrouvé mort le 22 août 1995 sur la commune de Saulx-les-Chartreux, enveloppé dans une alèse imbibée de sang et baignant dans l’Yvette, un cours d’eau de l’Essonne. Dans cette affaire, “tout tourne autour de Sacha Rhoul”, avait souligné plus tôt l’avocat général Rémi Crosson du Cormier, avant de demander tout de même un acquittement, estimant que son rôle dans la mort de Gilles Andruet ne pouvait être établi avec certitude. Était-ce un rôle logistique, financier ? “Aucun élément” ne permet de le dire, a-t-il jugé.

Évoquant “le chagrin” de Jean-Claude Andruet, le représentant du parquet a déclaré : “Il ne faut pas confondre la peine d’un père qui a perdu son fils et la recherche indispensable mais parfois impossible de celui qui a causé cette peine.” L’ancien champion automobile, qui s’acharne depuis dix-neuf ans à faire éclater la vérité, ne connaîtra sans doute jamais le nom du meurtrier de son fils. S’adressant à lui, Me Dupond-Moretti a estimé au cours de sa plaidoirie que sa “soif de justice ne (pouvait) pas être étanchée par la condamnation d’un innocent”.

“C’est un cauchemar”
“Cela ne change plus rien, malheureusement”, a réagi Jean-Claude Andruet, la voix tremblante, à l’annonce de la décision. “Mais je pense quand même que la justice ne m’a jamais fait de cadeau. Mon fils a été massacré dans des conditions horribles, c’est un cauchemar”, a-t-il ajouté. En 2006, Jean-Claude Andruet avait déjà vu un autre suspect, Joseph Liany, l’oncle de Sacha Rhoul, être acquitté pour sa participation au meurtre. Outre Sacha Rhoul et Joseph Liany, les soupçons des enquêteurs s’étaient portés sur un troisième homme : Loïc Simon, un autre proche de M. Rhoul. Celui-ci se serait vanté auprès d’amis d’avoir donné les coups qui ont tué Gilles Andruet, incriminant Sacha Rhoul sans expliquer le rôle que celui-ci aurait tenu. Il s’est donné la mort en 1996.

Avant son meurtre, Gilles Andruet, consacré grand maître international d’échecs en 1982, fréquentait assidûment l’univers des casinos où sa prodigieuse mémoire ne l’aura pas prémuni contre d’importantes pertes d’argent. Obsédé par l’idée de “se refaire”, il n’aura eu de cesse de vouloir encaisser un chèque de 400 000 francs provenant d’un héritage. Interdit bancaire, il parviendra à ouvrir un compte dans une banque marocaine à Paris, grâce à l’intervention de Joseph Liany et son fils Franck, deux autres habitués des casinos. Ce dernier obtiendra une procuration sur le compte d’Andruet. Ce même compte sera vidé trois jours après sa mort. En fuite au Maroc lors d’un premier procès en 2006 et condamné à quinze ans de prison en son absence, Sacha Rhoul avait été extradé vers la France en mars 2010, avant d’être remis en liberté en juin de la même année. Il était depuis sous contrôle judiciaire.

October 16, 2011

Christophe Dalmasso

Filed under: Uncategorized — Poltoine @ 10:38 pm

20111010-213034.jpgNice L’énigme du meurtre de Christophe Dalmasso devant la justice. « Le 4 mars, il aurait eu 41 ans », soupire avec gravité Renée Dalmasso, la mère de Christophe, cet homme d’affaires cannois disparu le 2 septembre 2003. A partir d’aujourd’hui, elle sera confrontée au meurtrier présumé de son fils, renvoyé devant la cour d’assises des Alpes-Maritimes. Cinq ans qu’elle attend ce procès. Cinq ans depuis la découverte, en août 2004, des fragments du corps de Christophe en baie de Cannes et à Golfe-Juan. Des restes humains probablement ensevelis sur les hauteurs dominant Cannes et rejetés à la mer à la suite d’intempéries.

La très contestée constitution de partie civile de la fille adoptive
Le 9 décembre 2003 déjà, la voiture de cet homme à la tête d’une fortune conséquente, gérant, avec son frère Laurent, d’un garage à Cagnes-sur-Mer, propriétaire de vastes terrains à Île Rousse en Corse, avait été retrouvée calcinée dans le quartier Les Plaines à Nice, laissant présager le pire
Aujourd’hui et jusqu’à vendredi, l’accusé, Edno Borba da Silva, un ressortissant brésilien de 34 ans, danseur de capoiera, ex-amant de Lucie, la fille adoptive de Christophe, s’expliquera sur les faits. Celui que plusieurs personnes mettent en cause avait en outre été le dernier à parler à la victime le 2 septembre 2003.
La jeune Lucie, aujourd’hui âgée de 27 ans, avait été mise en examen le 3 février 2005 et écrouée, désignée comme commanditaire de l’assassinat de son père adoptif qui avait pris la décision de la déshériter. En octobre 2007, elle bénéficiait toutefois d’un non-lieu rendu par la chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence. Une décision que ne comprennent toujours pas Renée Dalmasso, ni les avocats d’Edno Borda da Silva, Mes Silvano, Di Pinto et Soussi. Ce dernier déplore : « Pendant 4 ans d’instruction, on nous explique qu’il y a une instigatrice, Lucie, et un exécutant, Borba – ce qu’il conteste. Aujourd’hui, ce n’est plus le même procès. Nous attendons tout de l’audience ».
Pendant toute l’enquête, Lucie et Borba n’ont cessé de nier les faits, s’accusant mutuellement du meurtre. Le procès qui commence permettra-t-il de découvrir enfin la vérité ?
« Je veux la vérité et je l’aurai »
Car Lucie sera elle aussi présente devant la cour d’assises, mais sur le banc des parties civiles. Une idée que ne supporte pas Renée Dalmasso. « Il va y avoir un incident, prévient-elle. Mes avocats Mes Valiergue, Rossi et Pelletier ne la veulent pas à côté d’eux. Quant à moi, je vais essayer de me tenir. Je penserai très fort à mon fils et à mon mari, décédé il y a peu ». L’audience promet donc d’être mouvementée. Car pour cette femme de 68 ans, la culpabilité de Lucie ne fait aucun doute : « La vérité je la veux et je l’aurai. Et le jour où elle éclatera enfin, ça va faire mal ».

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