Accusés

October 18, 2011

Les Frêres Jourdain

Filed under: Faites Entrer l'Accusé — Poltoine @ 3:02 pm

Le 11 février 1997 dans le Pas-de-Calais, Peggy, Amélie, Isabelle et Audrey, âgées de 17 à 20 ans, se sont rendues à une soirée de carnaval. On ne les a jamais revues. Les coupables : Jean-Michel et Jean-Louis Jourdain, deux hommes déjà condamnés, l’un pour viol, l’autre pour meurtre. Christophe Hondelatte revient sur les premiers jours des recherches avec Gérald Lesigne, procureur de la République de Boulogne-sur-Mer. A ce moment-là, la police pense à une fugue. Mais dix jours après, les frères Jourdain sont arrêtés. Jean-Louis craque lors de sa garde à vue et conduit les policiers aux corps martyrisés de Peggy, Amélie, Isabelle et Audrey, enterrés sur la plage de Sainte-Cécile, près du Touquet. A l’issue de leur procès en appel, les frères Jourdain ont été condamnés à la prison à perpétuité.

Les familles, n’ayant plus de nouvelles des filles après la fête qui se poursuivait à Équihen-Plage, contactent la police de Boulogne-sur-Mer qui ouvre une enquête pour « disparitions inquiétantes »[3], même si cette dernière et le procureur de la République privilégie la thèse de la fugue[3].

Les familles entament des recherches de leur côté et cela permet d’avoir des témoignages, notamment sur une camionnette suspecte le soir du drame. Remontant la piste de cette camionnette, les policiers arrêtent deux ferrailleurs de Dannes âgés de 35 et 37 ans[2], Jean-Michel et Jean-Louis Jourdain, neuf jours après la disparition. Déjà condamnés, l’un pour viol et l’autre pour meurtre[1], ceux qui seront surnommés par les médias « les frères siamois de l’horreur »[4] ou « les monstres du Boulonnais »[3], sont interrogés. Depuis longtemps, ceux-ci et leur famille sont considérés comme des marginaux violents dans leur village[2] où ils vivent dans une maison délabrée.

En garde-à-vue, le frère ainé Jean-Michel ne lâche rien, mais Jean-Louis finit par avouer l’endroit où se trouvent les corps : la plage de Sainte-Cécile[1], près du Touquet, à proximité d’une casemate allemande de la Seconde Guerre mondiale[1]. Les corps, rhabillés à la hâte[2], sont effectivement retrouvés tête-bêche[4] dans une fosse recouverte de sable[1]. Les frères auraient enlevé les filles qui faisaient de l’auto-stop[4].

Les autopsies montrent des signes importants de violence et de viol[1], mais aussi l’enterrement vivant d’une des victimes[2]. L’horreur du crime (actes de barbarie) eut un écho important dans la région et la maison familiale des Jourdain fut même incendiée[1]. Le fait qu’ils soient récidivistes en rajoute à la colère de la population[2].

Les deux frères, après s’être rejeté la responsabilité du viol et du meurtre de jeunes adolescentes[1], sont finalement condamnés en 2000 à la prison à perpétuité assortie de peines de sûreté de vingt-deux et vingt ans[1] pour enlèvements, séquestrations, viols et assassinats. Deux années plus tard, la peine est confirmée en appel[1].

Claude Lastennet

Filed under: Faites Entrer l'Accusé — Poltoine @ 2:51 pm

Claude Lastennet. Ou comment un jeune homme sans histoires, devient un tueur en série. Son premier meurtre, il l’a commis à 23 ans, presque par hasard. Il tentait de cambrioler une vieille dame. Elle a résisté. Il l’a tuée. Et il y a pris goût. De la manière la plus crue ; en trempant son doigt dans le sang de sa victime, avant de le porter à sa bouche…Dans les cinq mois qui ont suivi, il a récidivé cinq fois, tuant quatre de ses cinq victimes. Des victimes qui habitaient seules, toutes en région parisienne, le long de la même ligne de bus. Toutes étaient très âgées, et avaient attiré l’attention de Claude Lastenet sur un détail. Le 15 novembre 1993, François Bonin passe voir sa mère. Antoinette a 76 ans, et vit à Thiais, dans la banlieue parisienne. Mais, en arrivant chez elle, il tombe sur un jeune homme qui prétend aider la vieille dame, victime d’un malaise. François se précipite auprès d’elle, pour découvrir qu’Antoinette est morte. Le jeune homme en profite pour s’éclipser… François Bonin comprend alors, qu’il vient de croiser l’assassin de sa mère. Mais la police a beaucoup de mal à croire sa version. Nicole Bonin, la femme de François, se souvient de la suspicion et de l’acharnement dont le couple a été victime de la part d’une brigade criminelle, pressée de voir les Bonin avouer le meurtre d’Antoinette. Le 9 janvier 1994, le père Irénée retrouve sa mère, Violette de Ferluc, 92 ans, étranglée dans son appartement de Thiais. Deux jours plus tard, un informateur met les policiers sur la piste d’un suspect, Claude Lastennet. Un jeune chômeur qui cherchait à utiliser une carte bancaire au nom de Violette de Ferluc. Ils le cueillent aussitôt au foyer des jeunes de Chevilly-Larue. Et Claude Lastennet avoue. Il a bien tué Violette de Ferluc. Mais ce n’est pas tout. Il avoue spontanément quatre autres meurtres, commis entre le 24 août 1993 et son arrestation. Celui d’Antoinette Bonin, mais aussi celui de Marcelle Cavillier, 87 ans à Chevilly-Larue, Raymonde Dolisy, 72 ans, à Boulogne-Billancourt, Augustine Royer, 91 ans, à Bourg-la-Reine. Toutes ont été étranglées. Une seule a survécu : Rosalie Czajka, qui, malgré ses 82 ans, s’est si bien défendue, qu’elle a mis en fuite son agresseur en fuite ! Aux dires des psychiatres qui l’ont examiné, Claude Lastennet présente le profil type du serial killer : une enfance douloureuse, marquée par une idéalisation de la mère. Claude Lastennet n’a jamais connu son père et a vécu auprès (…)

October 16, 2011

André et Geneviève Gournier

Filed under: Faites Entrer l'Accusé — Poltoine @ 10:40 pm

20111017-004549.jpgAndré et Geneviève Gournier se sont-ils suicidés ou bien ont-ils été empoisonnés par leur fils ? Empoisonnés par une injection de Tracrium, une forme de curare utilisée dans les blocs opératoires ?… Pour les enquêteurs, cette dernière thèse était la plus crédible. Ils se sont trompés. Après 10 ans de marathon judiciaire et une condamnation par les Assises de la Loire, Jean-Paul Gournier a finalement été acquitté. Reste la thèse du suicide. Techniquement possible, mais difficile à concevoir… Reste un mystère. Comment et surtout pourquoi cet homme de 75 ans et cette femme de 81 ans sont-ils morts ?…. C’est le 30 novembre 1999, dans leur maison de Saint-Priest-en-Jarez, dans la Loire, qu’on a découvert les corps d’André et Geneviève. Tous deux étaient affalés sur des fauteuils du salon, à côté de la cheminée. Dans la cuisine, le bouton du gaz était ouvert, mais il n’y avait pas d’odeur suspecte et la bombonne était vide. Dans une chambre, le fer à repasser était allumé, et posé sur un rideau en nylon. Et sur le bras de Geneviève, il y avait une trace de piqûre… A l’époque, les premiers rapports concluent à une mort naturelle. Un empoisonnement, peut être par des champignons, comme le suggère le fils du couple, qui est médecin et qui ne les a pas trouvés très bien la veille des faits… mais l’explication est un peu courte pour le juge, qui demande une expertise toxicologique. En attendant les résultats, la vie du couple est passée au crible. Et elle n’a pas toujours été simple. En 1974, Geneviève avait 57 ans quand elle a découvert que son mari la trompait. Pendant 25 ans, elle le lui a fait payer ! En faisant chambre à part, en lui lançant des ” bras d’honneur ” dès qu’il avait le dos tourné… En 1997, deux ans avant leur mort, elle a découvert que son mari la trompait encore. Le retraité fréquentait une prostituée, sur une aire d’autoroute. Depuis, elle répétait à tout le monde qu’elle le tuerait, et qu’elle brûlerait cette maison, qui a abrité ces adultères. Pour les proches des Gournier, l’affaire est entendue. Geneviève a tué André et s’est suicidée ensuite. Mais l’enquête montre aussi que les deux retraités avaient des projets pour les mois à venir. Les policiers se penchent sur l’emploi du temps du couple, pour apprendre que deux jours avant le drame, André est allé voir la prostituée. Il était rentré blessé au crâne après un accident de la route. Alerté, son fils Jean-Paul, cardiologue, était passé dans la soirée. Et le (…)

Christophe Dalmasso

Filed under: Uncategorized — Poltoine @ 10:38 pm

20111010-213034.jpgNice L’énigme du meurtre de Christophe Dalmasso devant la justice. « Le 4 mars, il aurait eu 41 ans », soupire avec gravité Renée Dalmasso, la mère de Christophe, cet homme d’affaires cannois disparu le 2 septembre 2003. A partir d’aujourd’hui, elle sera confrontée au meurtrier présumé de son fils, renvoyé devant la cour d’assises des Alpes-Maritimes. Cinq ans qu’elle attend ce procès. Cinq ans depuis la découverte, en août 2004, des fragments du corps de Christophe en baie de Cannes et à Golfe-Juan. Des restes humains probablement ensevelis sur les hauteurs dominant Cannes et rejetés à la mer à la suite d’intempéries.

La très contestée constitution de partie civile de la fille adoptive
Le 9 décembre 2003 déjà, la voiture de cet homme à la tête d’une fortune conséquente, gérant, avec son frère Laurent, d’un garage à Cagnes-sur-Mer, propriétaire de vastes terrains à Île Rousse en Corse, avait été retrouvée calcinée dans le quartier Les Plaines à Nice, laissant présager le pire
Aujourd’hui et jusqu’à vendredi, l’accusé, Edno Borba da Silva, un ressortissant brésilien de 34 ans, danseur de capoiera, ex-amant de Lucie, la fille adoptive de Christophe, s’expliquera sur les faits. Celui que plusieurs personnes mettent en cause avait en outre été le dernier à parler à la victime le 2 septembre 2003.
La jeune Lucie, aujourd’hui âgée de 27 ans, avait été mise en examen le 3 février 2005 et écrouée, désignée comme commanditaire de l’assassinat de son père adoptif qui avait pris la décision de la déshériter. En octobre 2007, elle bénéficiait toutefois d’un non-lieu rendu par la chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence. Une décision que ne comprennent toujours pas Renée Dalmasso, ni les avocats d’Edno Borda da Silva, Mes Silvano, Di Pinto et Soussi. Ce dernier déplore : « Pendant 4 ans d’instruction, on nous explique qu’il y a une instigatrice, Lucie, et un exécutant, Borba – ce qu’il conteste. Aujourd’hui, ce n’est plus le même procès. Nous attendons tout de l’audience ».
Pendant toute l’enquête, Lucie et Borba n’ont cessé de nier les faits, s’accusant mutuellement du meurtre. Le procès qui commence permettra-t-il de découvrir enfin la vérité ?
« Je veux la vérité et je l’aurai »
Car Lucie sera elle aussi présente devant la cour d’assises, mais sur le banc des parties civiles. Une idée que ne supporte pas Renée Dalmasso. « Il va y avoir un incident, prévient-elle. Mes avocats Mes Valiergue, Rossi et Pelletier ne la veulent pas à côté d’eux. Quant à moi, je vais essayer de me tenir. Je penserai très fort à mon fils et à mon mari, décédé il y a peu ». L’audience promet donc d’être mouvementée. Car pour cette femme de 68 ans, la culpabilité de Lucie ne fait aucun doute : « La vérité je la veux et je l’aurai. Et le jour où elle éclatera enfin, ça va faire mal ».

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