Accusés

September 3, 2011

Robert Greiner

Filed under: Faites Entrer l'Accusé — Poltoine @ 9:06 pm

19 ans ! Pendant 19 ans, le viol et le meurtre d’Evelyne Boucher, une lycéenne de Villeneuve-les-Avignon, sont restés un mystère. Sa famille désespérait de voir arrêter un jour, l’homme qui l’avait agressée, un soir de 1987… Et le juge s’apprêtait à clore le dossier. Quand la science est venue à la rescousse de la justice. Car, en 2006, l’ADN qu’on avait retrouvé sur le corps de la jeune fille a parlé ! Son auteur ? Un pompier, père de famille que personne n’aurait songé à soupçonner. L’homme aurait pu commettre le crime parfait. C’était sans compter les progrès de la science. Sans compter les coups du hasard. Evelyne Boucher a disparu le 8 décembre 1987, à la sortie du bus qui la ramenait chez elle. Son corps a été retrouvé le lendemain matin, dans un sous-bois voisin. Elle avait été violée, puis achevée d’une balle de 22 LR. Une amie d’Evelyne affirme qu’elle l’a vue le soir de sa disparition à l’arrière d’une Renault 5 blanche. Au volant, elle a aperçu un homme qu’elle ne connaissait pas. Un proche d’Evelyne ? Un voisin ? Un homme de passage ? Un délinquant sexuel répertorié ? Les unes après les autres, les policiers étudient toutes ces pistes, pour les refermer… les unes après les autres. Et les années passent… En 1993, 6 ans après les faits, il reste un espoir de retrouver le meurtrier. Grâce au sperme retrouvé sur Evelyne, la police scientifique isole un ADN. Les comparaisons peuvent commencer. Il y en aura une soixantaine. On exhume même le corps de Roberto Succo, le “tueur fou”, car il était encore vivant et de passage dans la région au moment des faits. Mais son ADN l’innocente. En mai 2002, l’ADN du violeur d’Evelyne est versé au Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG). Il est ainsi automatiquement comparé aux empreintes génétiques des délinquants et criminels sexuels déjà condamnés, puis plus tard, des délinquants en général. Et en 2006, 19 ans après le meurtre, il parle enfin ! Cet ADN, c’est celui de Robert Greiner, un pompier de 53 ans. L’homme a dû donner son empreinte génétique après une bagarre avec des vigiles au pont du Gard ! Il n’a pas de casier judiciaire, mais en enquêtant sur lui, les policiers en apprennent de belles ! A la caserne où il travaillait, certains pompiers avaient l’apéro “facile”. Le sexe aussi. Les policiers retrouvent une certaine “Cricri”, une femme handicapée mentale. Elle raconte qu’elle servait de jouet sexuel à Greiner (…)

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