Accusés

September 22, 2011

Les Tueurs Fous du Brabant

Filed under: Les Tueurs Fous du Brabant — Poltoine @ 10:31 pm

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20110923-005645.jpgTueurs fous du Brabant : la piste française
Vingt-cinq ans après la fin des tueries qui ont terrorisé toute la Belgique et fait 28 morts, la police belge explore une nouvelle piste. Celle du banditisme français.

Et si les « tueurs fous du Brabant » étaient français ? La piste, inexploitée, intéresse au plus haut point la police belge qui n’a toujours pas renoncé, vingt-cinq ans après, à élucider la plus grande énigme criminelle du royaume. Une dizaine de juges d’instruction, des centaines de policiers et 500.000 pages de procédure n’ont pas suffi à identifier les auteurs de cette vague de braquages et d’exécutions sommaires qui a agité le sud du plat pays entre 1982 et 1985. Vingt-huit personnes, dont des enfants, ont payé de leur vie cette dérive sanglante et inexpliquée. La sauvagerie des attaques était inversement proportionnelle à la valeur des butins, la plupart du temps dérisoires.

Les pistes des marginaux belges, celle des militaires d’extrême droite voulant déstabiliser l’Etat belge ou celle du terrorisme d’extrême gauche ont systématiquement mené à des impasses. Et pourtant, l’enquête continue. Le mois dernier, les policiers ont fouillé le canal Charleroi-Bruxelles à Ronquières, en vain. Avant l’été, ils ont diffusé un portrait-robot d’un suspect, réalisé sous hypnose, avec l’aide d’un témoin tardif… Si aujourd’hui les enquêteurs tournent maintenant leur regard vers la France, c’est qu’ils ont le sentiment d’avoir épuisé les pistes belges.

Maubeuge, août 1982

Ils n’ont pas oublié que l’épopée sanglante des tueurs fous du Brabant n’a pas commencé en Belgique, mais en France. C’était à Maubeuge, à huit kilomètres de la frontière, le 13 août 1982, un week-end. L’épicerie fine Piot était visitée de nuit. A 3 h 50, un appel anonyme avertit le commissariat, à 100 mètres de là. Trois gardiens de la paix partent à pied. Ils se séparent. L’un d’eux, Christian Delacourt, se trouve nez à nez avec un guetteur, qui fait aussitôt feu sur lui. Il est gravement blessé. Il sera sauvé in extremis par les médecins. Les voleurs, au nombre de trois, prennent la fuite dans une Volkswagen Santana, direction la Belgique. Dans leur coffre, des bouteilles de champagne et de vin et quelques boîtes de thé. La marque des tueurs fous du Brabant qui n’hésiteront pas, pendant trois ans, à sortir de puissants riot guns lors de petits cambriolages et braquages, et à tirer systématiquement sur les témoins. Pour tuer.

Ce n’est pas le seul élément qui rattache l’affaire de Maubeuge à la bande. La Santana sera en effet réutilisée un mois plus tard lors de l’attaque de l’armurerie Dekaise à Wavre, en Belgique. A une centaine de kilomètres de Maubeuge. Là, les tueurs se saisissent d’armes dont des prototypes, après avoir fait leur choix. Un policier communal approche. Il est abattu froidement. Puis, lors de leur fuite, les tueurs fous tirent à feu nourri sur une patrouille de gendarmerie. Comme à l’exercice. La Santana sera découverte abandonnée dans une forêt, en banlieue de Bruxelles. Aperçue avec des plaques françaises lors du braquage, elle a été retrouvée avec de fausses plaques belges. Les enquêteurs ont relevé que le système de rivets, assez bizarrement, était exclusivement utilisé en France. Autre rapprochement, la balistique. Une arme de calibre 7,65 a tiré à Wavre, comme à Maubeuge.

Truands du Nord

Ce n’est pas tout. Comme dans toutes les enquêtes fleuves, les policiers belges ont ratissé large. Et sur procès-verbal, une prostituée bruxelloise a déclaré que l’une des attaques attribuées aux tueurs fous, à Colruyt, en mars 1983, avait été menée par « des truands venus spécialement du nord de la France ». Dans une interview récente à l’hebdomadaire belge TéléMoustique, Eddy Vos, le chef de la cellule Brabant wallon, a évoqué cette nouvelle piste française : « Nous savons depuis longtemps qu’il y a des liens avec le nord de la France. Et ces deux dernières années, nous avons trouvé des éléments grâce auxquels cette piste a pris de l’importance. […] Le fil géographique nous conduit en France, jusqu’à la langue pratiquée lors des agressions et même l’accent. Nous tenons aussi des informations du milieu. »

« Le temps presse »

Le milieu lillois existe bel et bien et ses membres sont transfrontaliers. Traditionnellement, il est impliqué dans le trafic d’armes, la prostitution et, bien sûr, le trafic de stupéfiants depuis les Pays-Bas. Une liste de truands français serait actuellement étudiée par les deux juges d’instruction de Charleroi en charge de l’enquête. Une nouvelle fausse piste ? Il faudra en tout cas aller jusqu’au bout des vérifications, et vite.

« Le temps presse », a avoué un des magistrats cet été dans la presse belge. La course contre la prescription est lancée. D’ici cinq ans, selon la législation belge, plus personne ne pourra être poursuivi pour les crimes des tueurs fous du Brabant. La date limite est fixée au 10 novembre 2015. La bande n’a en effet plus fait parler d’elle depuis le 9 novembre 1985, et l’attaque du supermarché Delhaize, à Alost. Un carnage final qui a fait huit morts, dont une fillette de 9 ans, le plus lourd bilan de la série. A cette occasion, le chef du commando, surnommé « le géant » par la police, aurait été tué. Son corps n’a jamais été retrouvé. Un mystère de plus.

September 3, 2011

Michel Fourniret

Filed under: Faites Entrer l'Accusé — Poltoine @ 9:38 pm

Michel Fourniret. Sans doute, le pire tueur en série français. Avec sa femme Monique Olivier, ils forment le couple le plus incroyable de notre histoire criminelle. Ensemble, ils partaient à la ” chasse aux vierges “. Entre 1987 et 2003, ils ont ainsi “rabattu”, violé, tué, sept jeunes femmes âgées de 12 à 21 ans. A l’unique victime qui lui a échappé, Michel Fourniret a même confié : “Je suis pire que Dutroux !”. Né en 1942, Michel Fourniret a commencé son parcours criminel par des attouchements. Il avait alors 24 ans. Condamné, il a récidivé, et a été de nouveau arrêté en 1984. Et contre toute attente, devant le Commandant Patrick Rousselot, ce n’est pas une mais quinze agressions sexuelles qu’il a avouées. Des agressions qu’il a même répertoriées, à la manière d’un entomologiste, dans un tableau truffé de détails pervers. Un cynisme incroyable, dans lequel il a révélé son obsession de la virginité. Dahina Le Guennan est l’une de ses premières victimes. Dans son tableau, Fourniret parle d’elle comme de son ” cas le plus grave “. Présente en plateau, elle raconte son calvaire. L’enlèvement et le viol que Michel Fourniret lui a fait subir, avant d’être condamné à sept ans de réclusion. C’est à ce moment là, en prison, que Michel Fourniret fait la connaissance de Monique Olivier. Celle qui deviendra sa femme et sa complice a répondu à une petite annonce publiée dans une revue catholique. Ils échangent de nombreuses lettres. Peu à peu le couple passe une sorte de ” pacte criminel “. Un contrat pervers que les deux amants suivront dès la sortie de prison de Fourniret. En effet, deux mois à peine après sa libération en décembre 1987, Michel Fourniret tue pour la première fois avec la complicité de Monique Olivier. Sa victime s’appelle Isabelle Laville, une Auxerroise de 17 ans. Suivront Farida Hamiche, 28 ans (à qui ils dérobent le magot du gang des Postiches !) ; Fabienne Leroy, 20 ans ; Jeanne-Marie Desramault, 21 ans ; Elisabeth Brichet, 12 ans ; Natacha Danais, 13 ans ; Céline Saison, 18 ans et Mananya Thumpong, 13 ans. Un parcours criminel qui ne prend fin qu’en 2003, lorsqu’une jeune Belge de 13 ans, Marie, échappe à une tentative d’enlèvement. Ses indications permettent alors aux policiers de remonter jusqu’à Michel Fourniret. Avec Christophe Hondelatte, le procureur Francis Nachbar revient sur l’enquête essentiellement dirigée par la police belge. Il évoque également ses face-à-faces marquants avec Michel Fourniret. Le procès du couple, qui (…)

Jacqueline Carrère-Ponthieux

Filed under: Faites Entrer l'Accusé — Poltoine @ 9:36 pm

Acquittée ! Après 13 ans de marathon judiciaire ! C’est l’histoire incroyable de Jacqueline Carrère-Ponthieux, accusée d’avoir assassiné son mari, et qui clame depuis toujours son innocence. Dans Faites entrer l’accusé, elle revient sur ces années de combat. Une bataille dans laquelle 23 experts ont été commis, et quatre procès d’assises ont été ouverts. Une affaire invraisemblable, au terme de laquelle personne n’a pu mettre un nom sur le meurtrier de Gérard Ponthieux… Tout a commencé le 22 septembre 1997, en pleine nuit, au Sulky, un bar de Nogent sur Marne. Son propriétaire a été agressé dans son lit, à l’étage. Son corps est lardé de coups percés avec un objet tranchant. Jacqueline, sa femme, qui dormait à ses cotés au moment de l’agression, témoigne. Ils se sont couchés vers 22h, après le souper. Vers 2h30, un homme les a réveillés, leur a demandé la caisse et la recette PMU. Elle est descendue la chercher au rez-de-chaussée. Et quand elle est remontée, l’homme avait disparu. Gérard gisait dans son lit, ensanglanté. L’autopsie révèle que Gérard Ponthieux n’a pas lutté avec son agresseur. Sur ses bras, l’expert relève des traces de défense, mais pas de riposte. Etonnant, quand on sait que Gérard était un sanguin, pas le genre d’homme à se laisser voler sans broncher. L’analyse toxicologique va fournir une explication satisfaisante. Elle décèle un taux anormalement élevé de Gamma OH dans le sang de Gérard. Il aurait été drogué avec du GHB, la drogue du violeur, ce qui expliquerait son apathie au moment des faits. Sa femme, qui a passé la soirée avec lui, est le suspect numéro un. D’autant plus qu’elle a un mobile : l’argent. Depuis leur rencontre onze ans plus tôt, ça a toujours été un sujet de tension au sein du couple. Surtout depuis que Jacqueline s’était fait la belle en emportant 200 000 francs ! Elle était revenue, mais elle avait dépensé tout l’argent… Depuis, Gérard lui avait fait signer une reconnaissance de dette. Et depuis que Jacqueline gérait la comptabilité du Sulky, la situation financière du bar était catastrophique. Gérard, venait-il de tout découvrir ? Dans cette affaire la police n’a jamais retrouvé l’éventuel complice de Jacqueline Carrère. Mais la justice la poursuit quand même pour complicité d’assassinat. L’accusant d’avoir au moins drogué son mari pour l’affaiblir dans son sommeil. Seulement, au procès, l’expert toxicologue provoque un coup de théâtre ! A la lumière des progrès scientifiques, il révèle que le Gamma OH retrouvé dans le sang de Gérard a pu être secrété par le cadavre. L’accusation s’effondre. Mais le médecin légiste va la relever. D’après lui, les résidus retrouvés dans l’estomac prouvent que la victime a mangé peu de temps avant sa mort. Jacqueline aurait donc menti sur l’heure de la mort ; le procès renvoyé pour complément d’information. Lorsqu’il est rouvert, Jacqueline comparait cette fois pour meurtre. Les jurés découvrent avec stupeur les témoignages des enfants de Jaqueline. Avant de connaître Gérard, elle en a eu trois, qu’elle a tous abandonnés ! Un ex mari vient rappeler son goût immodéré pour l’argent. La défense ne s’en relève pas. Jacqueline Carrère-Ponthieux est condamnée à 15 ans de prison, et fait appel. Troisième procès, et nouveau rebondissement ! Un pompier intervenu chez les Ponthieux la nuit du crime, affirme que Gérard « gaspait ». En clair, il agonisait encore à 2h40 ! L’agression venait donc d’avoir lieu, comme l’a toujours dit l’accusée ! Le procès est à nouveau renvoyé. Pour son dernier rendez-vous avec la justice, la défense de Jacqueline Carrère- Ponthieux tire à boulets rouges sur l’enquête. Des éléments d’intrusion extérieure ont été relevés chez les Ponthieux la nuit des faits. Aucun n’a été exploité. Une tenaille trouvée sur le toit, une trace de pas sur une chaise de la terrasse, un mégot dans la cuisine… Plus fort, sur une photo, on voit une barre métallique au pied du lit. L’arme du crime ? On ne le saura jamais. La barre n’a pas été mise sous scellé… En moins d’une heure de délibérés, Jacqueline Carrère-Ponthieux est acquittée

Tommy Recco

Filed under: Faites Entrer l'Accusé — Poltoine @ 9:34 pm

En 1983, Thommy Recco a été condamné à la prison à perpétuité pour deux triples meurtres. 21 ans auparavant, il avait écopé de la même peine pour avoir tué son oncle. Et chaque fois, le clan Recco, “Mamma Recco” en tête, a défendu son innocence ; bravant les faits, et la honte que jetaient ces affaires sur la famille. Sous son châle noir, Mamma Recco a supporté Thommy, comme elle a supporté tous les malheurs qui se sont abattus sur elle pendant plus de 20 ans. Sur ses onze enfants, cinq ont connu une mort violente, et deux ont fini en prison pour meurtre. C’est la malédiction des Recco. Une malédiction qui pèserait sur la famille depuis que le père Recco a couché ses petits dans la carapace d’une tortue géante, dont il venait de couper la tête. Le 28 octobre 1960, Joseph Casabianca, le garde-pêche de Propriano, en Corse, est retrouvé mort sur la plage du village. Il a été abattu d’une décharge de chevrotine. La rumeur, puis son propre frère Pierre, accusent rapidement Thommy Recco, enfant d’une famille de pêcheurs. Thommy avoue, puis se rétracte, alors soutenu par tout le clan Recco. A son procès, deux ans plus tard, il échappe de justesse à la peine de mort mais il est condamné à perpétuité. Une peine qu’il effectue 17 ans, avant d’être libéré. Il s’installe alors à Marseille. Le 23 décembre 1979, dans un supermarché de Béziers, trois caissières sont tuées d’une balle dans la tête au cours d’un hold-up sanglant. Le 18 janvier 1980, un nouveau triple meurtre survient à Carqueiranne, dans le Var. Quatre balles ont suffi à tuer un père de famille, sa fille de 11 ans, et son voisin. L’enquête mène à un suspect, Thommy Recco, qui avoue le triple meurtre de Carqueiranne, mais se rétracte, cinq jours plus tard. En plateau, Dominique Brejoux, le procureur de la république de Toulon, revient sur les preuves qui accablent Recco. Parmi celles-ci, des expertises balistiques. Ce sont elles, qui conduisent d’ailleurs la police à faire le lien avec l’affaire de Beziers. Car l’arme du crime est la même dans les deux triples meurtres. Thommy est donc aussi accusé de l’assassinat des trois caissières du Mammouth de Beziers. En attendant le procès, Mamma Recco monte au créneau pour défendre son fils et l’honneur de la famille. Me Alain Lhote, l’avocat de Thommy, nous décrit une famille qui s’est soudée dans le malheur, autour de la Mamma. Une famille de onze enfants décimée par le sort. L’un est mort en bas âge, un autre dans un accident de voiture, une 3e en (…)

Jean-Luc Blanche

Filed under: Faites Entrer l'Accusé — Poltoine @ 9:33 pm

Dans les Ardennes, dans le Calvados, dans l’Eure, dans la Drôme, en Côte d’Or, ou encore en région parisienne, Jean-Luc Blanche a enlevé, séquestré et violé des jeunes femmes partout où le portait sa voiture, une Polo noire… En 2006, ce multirécidiviste a été condamné à la prison à perpétuité pour ces viols qu’il a commis durant l’été 2003. Cette affaire a fait grand bruit, jusqu’aux plus hauts niveaux de l’Etat. A l’époque Dominique Perben, ministre de la Justice, et Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur, s’en sont ainsi saisis car, un mois avant ces faits, Blanche avait été accusé d’attouchements sexuels par une enfant, et arrêté. Et un juge l’avait remis en liberté sous contrôle judiciaire malgré un casier judiciaire déjà conséquent.
Les faits commencent le 12 juillet 2003. Laurence pousse la porte de la gendarmerie de Vouziers, dans les Ardennes : Jean-Luc Blanche, son compagnon, a abusé de sa fille de 9 ans. En garde-à-vue, l’homme nie. Mais son passé judiciaire ne pousse pas à le croire. En 1992, il a été condamné pour trois viols, dont celui de sa femme. C’est au juge des libertés, Paul-André Breton, de décider s’il envoie Blanche en prison, ou le libère sous contrôle judicaire le temps de l’enquête. Et c’est ce qu’il fait. En plateau, il nous explique pourquoi il remet Blanche dehors, contre l’avis du procureur. Une décision qui sera jugée scandaleuse, deux mois plus tard. Car Jean-Luc Blanche n’a pas respecté son contrôle judiciaire. Trois semaines après la fin de sa garde à vue, il est revenu chez son ex concubine pour la frapper. Et malgré, le mandat d’arrêt lancé à son encontre, il a réussi à semer les policiers pour violer cinq femmes au cours de sa cavale. Avec Christophe Hondelatte, le capitaine Laure Oliver, de la PJ de Reims, et le lieutenant Nicolas Cado, de la PJ de Caen, reviennent sur une enquête qui a mobilisé policiers et gendarmes aux quatre coins de la France jusqu’à ce que le “routard du viol” soit finalement arrêté le 7 septembre 2003. Quatre de ses victimes nous racontent leur calvaire. Toutes, décrivent Jean-Luc Blanche comme un manipulateur qui maintient sa victime dans un état de terreur jusqu’à ce que, rassasié, il tente de nouer une relation affective avec elle, et la relâche dès qu’elle ose enfin se révolter. Son procès s’ouvre le 23 juin 2006 à Charleville-Mézières. Blanche y répond de ces cinq viols mais aussi d’un sixième commis sur une mineure avec son frère Bruno, et des attouchements sur la fille de son ex-compagne. Les experts le décrivent comme un pervers narcissique et sadique, peut-être incurable. Mais lui se défend d’avoir fait du mal à ses victimes. Pour l’une d’elle, il affirme même qu’elle était consentante… Tout en reconnaissant qu’il aurait probablement tué sa prochaine victime ! Après cinq jours d’audience, Jean-Luc Blanche est condamné à la perpétuité avec une peine de sûreté de 22 ans.

Genneviève Montilliet

Filed under: Faites Entrer l'Accusé — Poltoine @ 9:31 pm

Geneviève Montilliet est une femme déterminée, et surtout, une mère diabolique. Pour toucher les assurance-vie qu’elle avait contractées au nom de son compagnon, Eric de Vriendt, elle n’a pas hésité à demander à ses propres fils et à l’un de leur ami de l’assassiner. Mais ils ont échoué. Alors, c’est elle, qui a fini le “travail”. Et il s’en est fallu de peu pour que la mort d’Eric de Vriendt ne reste à jamais une mort naturelle. Pas moins de 7 années de procédure ont été nécessaires pour que la diabolique d’Antibes ne soit finalement démasquée ! Le 1er novembre 1992, Eric de Vriendt, est renversé par une voiture alors qu’il se promène à vélo sur le Cap d’Antibes. Il en réchappe mais reste, à 35 ans, plongé dans un état végétatif. Après 3 mois d’hospitalisation, sa compagne, Geneviève Montilliet, insiste pour le ramener chez eux. Il y décède quelques jours plus tard, officiellement d’une “fausse route”. Geneviève organise les obsèques mais, curieusement, elle ne prévient personne. La mère d’Eric de Vriendt apprend la mort de son fils alors qu’il est déjà incinéré… Un événement hors norme qui la persuade qu’Eric a été assassiné par sa compagne, comme l’explique Me Soussi, son avocat. Et elle n’est pas la seule à trouver cette mort suspecte. Les assurances s’étonnent aussi des circonstances du décès. Aucune expertise n’est possible après l’incinération mais ils ouvrent leur propre enquête, étonnés par les 8 contrats d’assurance-vie souscrits au nom d’Eric. Des contrats dont les clauses prévoient le doublement de la prime en cas de décès par accident de la route, un jour férié. Et étrangement, l’accident de vélo du Cap d’Antibes est survenu le jour de la Toussaint… Ils alertent la police d’Antibes, mais l’enquête n’apporte aucune preuve contre Geneviève Montilliet. Jusqu’à ce qu’en 1999, 7 ans après l’accident, une nouvelle juge reprenne le dossier. Elle tente alors un coup de poker, en plaçant Geneviève et ses fils sur écoute, et en leur envoyant des convocations. Le piège fonctionne ! Des années après les faits, la famille s’alarme de cette reprise de l’enquête et parle. L’un des fils, Valéry, appelle son père, l’ex-mari de Geneviève, pour soulager sa conscience. Il lui raconte le piège que sa mère et Fabrice, son frère jumeau ? ont tendu à Eric de Vriendt. La police peut maintenant entendre la mère et ses fils. En garde-à-vue, les jumeaux expliquent qu’à l’époque des faits, ils consommaient beaucoup de drogue. Une drogue que leur mère elle même, allait jusqu’à leur fournir, pour mieux les garder sous sa coupe et les manipuler ! C’est elle, disent-ils, qui a eu l’idée de tuer Eric pour toucher les assurances et surtout se débarrasser d’un homme dont elle leur racontait qu’il la battait. C’est elle qui leur a demandé de “faire le boulot”, avec l’un de leur ami, un certain Yann Baudet. Et quand Eric a réchappé à l’accident de vélo, c’est elle qui l’a achevé à la maison. Mais si les jumeaux craquent immédiatement, face aux policiers, Geneviève nie. Et quand elle comprend que les choses tournent mal, elle n’hésite pas à mettre sur le dos de son fils Fabrice l’entière responsabilité du meurtre ! Le témoignage de son premier mari va finalement l’enfoncer définitivement. Il révèle qu’en 1985 Geneviève Montilliet avait tenté de le faire assassiner. Pour préserver ses enfants, il n’avait pas porté plainte… Le procès s’ouvre en juin 2003, devant la cour d’assises des mineurs des Alpes Maritimes, puisque Fabrice et son ami, Yann n’avaient que 17 ans au moment des faits. Sur le banc des accusés, ils sont 3. Mais Fabrice et Yann font vite figure de victimes auprès d’une Geneviève Montilliet perverse et manipulatrice. L’avocat général, Bruno Albouy, se souvient de ce personnage “démoniaque et monstrueux” contre lequel il a requit 30 ans de prison. Geneviève Montilliet a finalement été condamnée à 25 ans. Fabrice et Yann ont pris 5 ans.

Roland Bondonny

Filed under: Faites Entrer l'Accusé — Poltoine @ 9:27 pm

Le 25 août 2004, Marius Lac, un gendarme à la retraite, est retrouvé sauvagement assassiné dans son garage à La Chapelle Spinasse, en Corrèze. Le lien est rapidement fait avec une affaire dans laquelle Marius avait témoigné peu auparavant. Une affaire d’empoisonnement de chiens qui a fait grand bruit dans la région : de mystérieuses boulettes de viandes truffées d’un produit chimique toxique bleu, le Carbofuran, étaient semées le long des routes et jusque dans les villages, faisant des centaines de victimes.
Parmi les victimes, 144 chiens de chasse. Un traumatisme sans précédent pour cette région giboyeuse, comme le racontent Eric Fournial, Christian Grandeau et Suzanne Ségurel. Pour Faites entrer l’accusé, le juge d’instruction Jean-Michel Pignoux évoquera l’enquête qu’il a dirigée sur ces vagues d’empoisonnements. Il racontera l’arrestation, le 14 février 2001, de Roland Bondonny ; le notable, fort en gueule, que la rumeur a toujours désigné comme l’empoisonneur de Corrèze et que, cette fois, les faits accusent. Malgré ses dénégations, des traces de Carbofuran ont été retrouvées dans sa voiture. Au procès, en octobre 2003, 80 parties civiles font face à Bondonny. Mais deux hommes seulement acceptent de briser la loi du silence et de défier le notable. Un chasseur, Eric Fournial, et un ancien gendarme, Marius Lac. A la barre, ils parlent de ses rapports conflictuels avec les autres chasseurs, de sa chasse privée curieusement épargnée par les boulettes. Pour Me Labrousse, l’avocat de Bondonny, il s’agit d’un complot orchestré contre son client. Mais Roland Bondonny est condamné à deux ans de prison dont un avec sursis et à plus de 110 000 euros de dédommagements. Bondonny fait appel. Quand, peu avant la date de ce second procès, Marius Lac est assassiné. Comme l’explique le juge d’instruction Eric Baron, Bondonny a un alibi. Mais les gendarmes, menés par l’adjudant chef Gérard Blazy, vont découvrir que l’auteur du crime a laissé de nombreux indices : un itinéraire, une mystérieuse Alpha Roméo rouge… Et la piste les conduit bien loin de la Corrèze : à Fourmies, dans le Nord ! C’est là qu’ils découvrent qu’un certain Alain Bodchon connaît Roland Bondonny et qu’il pourrait être son homme de main. Le 19 octobre 2004, Bodchon et Bondonny sont arrêtés. Bodchon avoue. Il a tué Marius Lac à la demande de Bondonny or le notable nie toute commandite. Il est mis en examen et incarcéré pour complicité d’assassinat. Mais le 3 février 2005, jour de son procès en appel dans l’affaire des empoisonnements de chiens, il se suicide dans sa cellule. Les propriétaires d’animaux empoisonnés ne seront jamais indemnisés. Le procès d’Alain Bodchon s’ouvre en mai 2007 à Tulle. Son avocat Me Philippe Caetano raconte son terrible périple en Corrèze. En plateau, Me Martine Gout, partie civile, revient sur un procès sur lequel planait l’ombre de Bondonny. Les jurés retiennent la préméditation et condamnent Alain Bodchon à 22 ans de réclusion pour l’assassinat de Marius Lac.

Serge Armand

Filed under: Faites Entrer l'Accusé — Poltoine @ 9:11 pm

A Visan, dans le Vaucluse, l’entrepreneur Serge Armand a essayé jusqu’au bout de faire sa loi. Pour gagner les chantiers de la région et enfoncer son concurrent, l’entreprise Gilles, tous les moyens étaient bons. Vol et recel d’engin, menaces … Le problème, c’est que sur sa route, Serge Armand a aussi laissé un cadavre. Un. Peut-être deux… Le 18 avril 2002, les gendarmes sont appelés sur un incendie de voiture. Dans le véhicule carbonisé, ils retrouvent le corps calciné d’un jeune entrepreneur de la région : Jean-Luc Gilles. L’homme a été abattu de trois balles. La signature du milieu, adepte de ce genre de « barbecue ». Les gendarmes se penchent sur la vie de la victime. Un homme marié, père de famille, sans histoire. Un enfant du pays. Chasseur, joueur de pétanque. Depuis 2002, Jean-Luc Gilles avait repris les rennes de l’entreprise familiale de travaux et de forage, et s’y donnait à fond. La mécanique, c’était sa passion ! Dans cette région sèche du Sud de la France, c’est lui et ses machines qui faisait couler l’eau pour les vignes et lavandes… Il en était fier ! Et il a disparu alors qu’il se rendait au rendezvous que lui avait donné par téléphone, une mystérieuse cliente du nom de Martine Garat. Un faux nom. Mais grâce à la téléphonie, les gendarmes parviennent à remonter toute une équipe, qu’ils placent sur écoute, pour comprendre que l’assassin serait un certain Mindaugas Mackevicius, alias Mindy, un jeune ancien légionnaire. C’est sa compagne, Marie-Hélène Jamois, qui a contacté Jean-Luc Gilles sous le nom de Martine Garat. Deux hommes, Daniel Delplanque et Stéphane Foucrier, ont servi d’entremetteur avec un commanditaire, « le Vieux ». Un entrepreneur de Visan. Et s’il s’agissait de Serge Armand ? Le concurrent qui harcelait Jean Luc depuis quelques temps ?…. Au cours d’une perquisition chez Delplanque, ils ont retrouvé son nom dans un carnet. Tout le monde est interpellé. Et tout le monde passe aux aveux. Tous. Sauf Serge Armand ! Quand il admet enfin la commandite, il précise qu’il ne s’agissait que d’une rouste. Et encore ! Pas pour le fils ! Pour le père : Angelin Gilles. Entre les deux hommes, la rivalité a toujours été très forte. Et surtout, en 1997, Angelin Gilles a impliqué Armand dans un meurtre commis à Visan. Celui de Carol Duffrene, un agriculteur qui était l’amant de la femme d’Armand. A la suite de cette dénonciation, Armand a été mis en examen et jeté en prison 4 mois. A sa sortie, son entreprise avait fait faillite. Celle de Gilles a prospéré. Armand ne s’en remettait pas ! Pourtant, en 2002, c’est Jean-Luc qui a fait les frais de sa rancoeur. Les membres du commando sont formels, Armand leur a bien demandé de tuer le fils Gilles. Pas le père ! Devant les Assises, en avril 2005, Armand continue pourtant à nier. Fier, arrogant. Il prend 25 ans de prison. Alors, il fait appel. Mais lorsqu’il se Il se présente à son second procès, ce n’est plus le même. L’homme rond et hâbleur, a cédé la place à un petit homme gris, amaigri, affaibli par un cancer. Malade, il craque et raconte des années d’amertume contre l’entreprise Gilles, et au final, cette commandite : tuer le fils, pour mieux faire souffrir le père ! Il prend 30 ans, 5 de plus qu’en première instance. Mais Serge Armand n’en a pas fini de faire des pieds de nez à la loi ! Libéré en raison de son état de santé, il remet à jour son passeport, malgré une interdiction de quitter le territoire. Le procureur décide donc de le réincarcérer, en attendant qu’il soit jugé pour le meurtre de Carol Duffrene. Làs ! Cet assassinat restera un mystère. Car, le 13 mai 2008, Serge Armand est mort à la prison des Baumettes. Avant de devoir une nouvelle fois répondre à la justice

La Tuerie de Belhade

Filed under: Faites Entrer l'Accusé — Poltoine @ 9:09 pm

Trois cadavres dans un relais de chasse des Landes. Trois corps, carbonisés dans l’incendie de la maison. C’est ce qu’ont découvert les habitants de Belhade, le matin du 15 décembre 1985. Mais le gérant, Jean-Claude Bonnefon, sa compagne Lucienne Gousse et le jeune garde chasse Michel Linder ont été exécutés par balles, avant d’être dévorés par les flammes ! Un coup des “Bordelais”, plutôt mal vus dans le coin, et qui se sont appropriés la chasse privée pour passer leurs week-ends à la campagne ? Car la rumeur courrait. Un maquereau bordelais lorgnait sur le relais. Il voulait en faire … un bordel.

Dès le début de l’enquête, la police s’intéresse à un certain Jean-Jacques Horvath. Il fréquentait assidûment le relais de chasse et dans sa caravane, installée sur place, on a retrouvé des fusils volés. L’homme était très proche du gérant, Jean Claude Bonnefon. Mais depuis quelques temps, il se montrait de plus en plus envahissant, ramenant des amis au relais, souvent des gens du milieu de la nuit. Quelques filles aussi. Et ça ne semblait plus du tout du goût du gérant. Quelques heures avant la tuerie, Bonnefon a raconté à sa soeur qu’il s’était fâché et avait demandé à Horvath de retirer sa caravane du terrain de chasse. Un peu plus tard, Horvath s’est à son tour confié à la soeur de Bonnefon, en des termes énigmatiques : “ton frère c’est une balance, il mérite la mort”. Les policiers bordelais activent tous leurs indics. Et ils apprennent bientôt qu’un homme se vante d’avoir fait le coup de Belhade. C’est Jean-Bernard Barthélémy.
La piste est sérieuse car Barthélémy semble très proche de Francis Ardanny, un habitué de la chasse de Belhade et surtout, un grand ami d’Horvath. Arrêté, Barthélémy s’explique. Il a agi sur les ordres d’Ardanny, qui lui avait d’abord demandé d’incendier le relais. Mais le 14 décembre, changement de programme. Il fallait finalement tuer les patrons sans laisser de témoin. Le soir de la tuerie, il a pris avec lui son beau-fils, Pascal Maillet, et un troisième larron, Jean-Pierre Alario, pour se rendre à Belhade. Maillet et Alario reconnaissent qu’ils étaient bien de l’équipée, mais semblent incapables de se souvenir précisément de leur rôle exact dans la tuerie. Les policiers sont persuadés, affirmations de Barthélémy à l’appui, qu’il y a eu une commandite directe d’Ardanny, lui même pressé par Horvath. D’ailleurs, on a retrouvé chez Ardanny des fusils que des témoins avaient toujours vus au relais de Belhade. Et quand Barthélémy a commencé à se vanter d’avoir fait le coup, Horvath lui a passé un sacré savon ! Un barman a assisté à la scène, un soir, dans une boite de Bordeaux. Pour la défense d’Horvath et d’Ardanny, leur implication ne tient pas. Pourquoi auraient-ils fait tuer le gérant ? Pour installer des prostituées au relais ? Ragots ! Et quand bien même, auraient-ils embauchés une telle équipe de bras cassés, pour commettre ces meurtres ? Peine perdue, les policiers, le juge, croient Barthélémy et tout le monde devra s’expliquer devant les assises des Landes.

Au procès, Horvath et Ardanny ne parviennent pas à convaincre de leur innocence dans cette affaire. Le premier fait le dos rond, jurant sa belle amitié avec Bonnefon, tandis que le second joue les gros bras. Pour les enfoncer un peu plus, un expert psychanalyste, le professeur d’Espagnac, fait forte impression en soutenant la thèse de l’accusation. Celle de la commandite. Tout le monde prend perpétuité, sauf Alario condamné à 15 ans.
A l’époque, il n’y a pas d’appel. Mais, deux ans plus tard, en 1991, coup de théâtre ! On apprend que le psychanalyste, le professeur d’Espagnac, est un escroc ! Il n’était pas plus psychanalyste que chirurgien, ou évêque, comme il l’a prétendu à d’autres moments de sa vie. Tout le monde a été dupé. Un nouveau procès doit se tenir devant les assises des Landes. Seul Pascal Maillet en tirera bénéfice. Sa peine passe de perpétuité à 18 ans de prison. Quant à Horvath, et Ardanny, malgré leurs dénégations continuent, ils restent, les commanditaires de cette expédition meurtrière.

Florence Féderlé

Filed under: Faites Entrer l'Accusé — Poltoine @ 9:08 pm

Le 27 février 2004 dans l’Essonne, un promeneur découvre le corps calciné d’Yves Bourgade. Ou plus exactement, son buste, sans tête, sans pieds, et sans main. Un crime ignoble et un coupable tout désigné : sa femme, Florence Féderlé. Car Yves buvait, la trompait au grand jour. De nombreux indices matériels l’accusent. Pourtant, elle ne cessera jamais d’affirmer son innocence, comme prisonnière de son image d’épouse et de mère modèle. Fin février 2004, Florence Féderlé déclare à la gendarmerie de Milly-la- Forêt, dans l’Essonne, que son mari, Yves Bourgade, un maçon de 44 ans, a quitté le domicile conjugal depuis deux jours. Il serait parti avec une jeune femme de 25 ans et ne donne plus de nouvelles à sa famille. Malgré les investigations des gendarmes, un mois se passe sans nouvelles d’Yves. Edith Delacour, la soeur d’Yves, revient sur le climat délétère qui commence à régner entre Florence et sa belle-famille. Car Florence ne semble pas s’inquiéter beaucoup de la disparition d’Yves. Pressée de réorganiser sa vie, elle commence même à vendre les biens de son mari… C’est à ce moment que l’enquête démarre réellement. Car les gendarmes finissent par faire le lien entre la disparition d’Yves Bourgade et la découverte en forêt, d’un tronc calciné, le 27 février 2004. Une analyse comparative ADN confirme qu’il s’agit bien d’Yves Bourgade. Avec Christophe Hondelatte, Jean Espitalier, le directeur régional de la PJ de Versailles, revient sur l’enquête, qui se focalise sur la vie du couple. Florence, l’épouse « modèle ». Celle qui supporte les frasques de son mari avec le sourire, et fait taire les enfants pour que leur père puisse se reposer de ses nuits agitées… Yves, le fêtard apprécié de tous. Le quadra qui multiplie les sorties en boîtes de nuits et se vante de ses infidélités en présence même de son épouse ! L’entrepreneur en maçonnerie, dont les revenus baissent de plus en plus. Au risque de désespérer Florence qui aime bien sa petite vie bourgeoise. Alors, t-elle pu craquer et tuer son mari ? Petit à petit, l’étau se resserre autour d’elle… Un mégot portant son ADN a été retrouvé près du corps d’Yves et de multiples traces de sang sont détectées dans la chambre du couple. Mais en garde-à-vue, Florence Féderlé ne lâche rien, et a réponse a tout. Malgré ses dénégations, elle comparaît devant la cour d’assises d’Evry en janvier 2007. Sans preuve formelle, ni aveu, tout se joue sur sa (…)

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