Accusés

March 3, 2017

Raymond Kopa est mort

Filed under: Uncategorized — Poltoine @ 7:41 pm

La légende du football français Raymond Kopa, vainqueur de trois Coupes d’Europe avec le Real Madrid (1957, 1958, 1959) et ballon d’or en 1958, est décédé vendredi à l’âge de 85 ans, des suites d’une longue maladie, ont annoncé ses proches. Une minute de silence sera observée sur tous les terrains de foot, ce week-end.
Raymond Kopa « est décédé à 8h15 après une rechute de sa maladie. Raymond a été hospitalisé dimanche », a indiqué son gendre Willam Boucher.

Kopa avait déjà tout en lui

Le temps n’efface pas tout. Le football de Raymond Kopa a beau s’être dilué sous le poids des ans et des évidences, plus pétillantes, du moment, le joueur génial et virevoltant qui fit la renommée de Reims avant d’être le premier joueur français à s’expatrier (au Real Madrid) et à ouvrir ainsi une route nouvelle, reste aujourd’hui une icône. Raymond la science, Raymond la malice, Raymond tout simplement, un attaquant de poche aux déhanchements inattendus, aux dribbles courts ravageurs et aux tirs bien sûr tellement perforants…

« Ce ne fut pas facile mais j’ai réussi à faire basculer mon destin. » Raymond Kopa

L’image à plusieurs facettes ne renvoie, un demi-siècle plus tard, que des scintillements. La classe de cet homme venu de nulle part ou presque et parti de rien dont le nom de « guerre », raccourci à dessein (Raymond Kopa s’appelait à l’origine Kopaszewski) claquait comme un fouet, irrigua le football de haut niveau d’une sève incroyable. À sa façon, c’est-à-dire, tout en discrétion et en froide efficacité, Kopa « révolutionna » le football d’élite d’antan, en donnant un élan mais aussi une vision inédite du jeu à la française.

Promis à la mine

Son histoire personnelle est à elle seule une épopée fantastique. Promis à la mine de par ses origines nordistes (il vit le jour à Noeux-les-Mines), Kopa fit tout ce qui était en son pouvoir pour sortir de cette spirale sociale. Le ballon rond fut pour lui une vraie source de vie. Bien avant Platini et Zidane, autres fruits de l’immigration intelligente, il creusa un large sillon, portant le Stade de Reims très loin, très haut, et surtout créant l’événement en rejoignant l’immense Real Madrid, roi d’Europe déjà à l’époque, et ses stars : Di Stefano, Puskas, Gento…

« Je suis milliardaire en… souvenirs, ça n’a pas de prix » disait-il dans La Voix des Sports du 24 avril 2006 qui coïncidait avec la sortie de son livre « Kopa par Raymond Kopa » (1). Et ces souvenirs, inscrits au panthéon du football national, sont effectivement innombrables, beaux et chauds. « J’ai fait ce bouquin pour rappeler ce qu’était le Stade de Reims à l’époque, le rôle important qu’il occupa. C’était la première grande équipe française. »

Lire aussi Le jour où Raymond Kopaszewski est devenu Kopa

Volontiers agacé par la prééminence prise par le phénomène vert dans les années 1980 – « J’ai l’impression que beaucoup de gens pensent que tout a commencé dans le football français avec Saint-Etienne »- celui qu’on appela « le galibot » de Noeux-les-Mines en référence à ses racines minières, avouait, dans ses confidences, « avoir été prêt à tout pour ne pas finir mineur à vie ». Et surtout « que ce ne fut pas facile mais j’ai réussi à faire basculer mon destin ».

Lire aussi Raymond Kopa, de la fosse 2 de Nœux-les-Mines aux lumières du Real Madrid

De ses dribbles, tout en finesse, naquit un jour la lumière attendue. Kopa était né. Et dès lors, son étoile ne cessa de briller. 346 matchs en D1, 75 buts, 45 sélections en équipe de France, 18 buts, troisième de la Coupe du monde 1958, vainqueur de trois coupes des champions avec le Real Madrid – dont une fois aux dépens de son club de cœur, le Stade de Reims – Ballon d’Or 1958 (le premier obtenu par un Français)… Kopa rafla tout mais il n’oublia jamais d’où il venait, ni le fait que sans ses partenaires, sa réussite n’aurait sûrement pas eu un tel impact.

L’attaquant du Real Madrid, avant un match contre les Brésiliens du Vasco de Gama, le 02 juin 1956 à Madrid.

« J’ai eu envie aussi de penser aux gens de ma génération » admettait-il en préambule de son livre-souvenirs. Or, partout, Raymond Kopa ne côtoya que des grands. Les Rémois d’abord. Les Madrilènes ensuite. Sans oublier les Bleus. Ceux de 1958 et de cette autre aventure exaltante pour le football français.

La Suède, ses héros tricolores, Pelé, Fontaine… Si le Brésil finit par l’emporter, la France de Kopa y écrivit une page magnifique de son histoire. Le maestro étala, l’espace d’un tournoi, toute sa science, via un collectif fait pour briller. « Vous savez, en foot, les systèmes de jeu ne veulent pas dire grand-chose » commentait le petit homme aux jambes si vives et aux réflexes si sûrs, comme pour rappeler que le talent, quand il s’exprime aussi bien, surpasse toute forme de calculs.

Kopa s’en est allé mais Kopa est éternel.

March 1, 2017

Disparus d’Orvault

Filed under: Uncategorized — Poltoine @ 7:05 pm

Un pantalon avec dans une poche la carte vitale de Charlotte Troadec a été retrouvé mercredi matin par une joggeuse à Dirinon dans le Finistère près de Brest, a-t-on appris de source proche de l’enquête, confirmant une information du Parisien.
«La cellule d’identification criminelle de la gendarmerie du Finistère est sur place pour procéder à un gel des lieux», a précisé cette source. La famille Troadec, qui habite Orvault près de Nantes, a mystérieusement disparu depuis 13 jours.

Lundi, une information judiciaire a été ouverte pour «homicides volontaires, enlèvements et séquestrations». Toutes les hypothèses restent ouvertes à ce stade, selon les enquêteurs. Les quatre membres de la famille Troadec font l’objet d’un vaste dispositif de recherches par la police qui soupçonne le fils Sébastien «d’avoir mis en place un funeste projet visant à supprimer les membres de sa famille et peut-être lui-même», selon la fiche de police datée du 24 février.

Aucun signe de vie depuis le 16 février

Les deux parents, Pascal et Brigitte Troadec, sont tous les deux nés en 1967. Le fils aîné, Sébastien, est âgé de 21 ans et la fille cadette, Charlotte, a 18 ans. C’est la soeur de Brigitte Troadec qui avait donné l’alerte, s’inquiétant d’un silence inhabituel de la famille. Aucun de ses membres n’a donné signe de vie depuis le 16 février. Dans le pavillon de la famille dans un quartier résidentiel d’Orvault, au nord de Nantes, les enquêteurs avaient découvert des taches de sang, laissant penser à une scène de violences.

Filed under: Uncategorized — Poltoine @ 7:04 pm

Un pantalon avec dans une poche la carte vitale de Charlotte Troadec a été retrouvé mercredi matin par une joggeuse à Dirinon dans le Finistère près de Brest, a-t-on appris de source proche de l’enquête, confirmant une information du Parisien.
«La cellule d’identification criminelle de la gendarmerie du Finistère est sur place pour procéder à un gel des lieux», a précisé cette source. La famille Troadec, qui habite Orvault près de Nantes, a mystérieusement disparu depuis 13 jours.

Lundi, une information judiciaire a été ouverte pour «homicides volontaires, enlèvements et séquestrations». Toutes les hypothèses restent ouvertes à ce stade, selon les enquêteurs. Les quatre membres de la famille Troadec font l’objet d’un vaste dispositif de recherches par la police qui soupçonne le fils Sébastien «d’avoir mis en place un funeste projet visant à supprimer les membres de sa famille et peut-être lui-même», selon la fiche de police datée du 24 février.

Aucun signe de vie depuis le 16 février
Les deux parents, Pascal et Brigitte Troadec, sont tous les deux nés en 1967. Le fils aîné, Sébastien, est âgé de 21 ans et la fille cadette, Charlotte, a 18 ans. C’est la soeur de Brigitte Troadec qui avait donné l’alerte, s’inquiétant d’un silence inhabituel de la famille. Aucun de ses membres n’a donné signe de vie depuis le 16 février. Dans le pavillon de la famille dans un quartier résidentiel d’Orvault, au nord de Nantes, les enquêteurs avaient découvert des taches de sang, laissant penser à une scène de violences.

Filed under: Uncategorized — Poltoine @ 6:59 pm

Un pantalon avec dans une poche la carte vitale de Charlotte Troadec a été retrouvé mercredi matin par une joggeuse à Dirinon dans le Finistère près de Brest, a-t-on appris de source proche de l’enquête, confirmant une information du Parisien.
«La cellule d’identification criminelle de la gendarmerie du Finistère est sur place pour procéder à un gel des lieux», a précisé cette source. La famille Troadec, qui habite Orvault près de Nantes, a mystérieusement disparu depuis 13 jours.
Lundi, une information judiciaire a été ouverte pour «homicides volontaires, enlèvements et séquestrations». Toutes les hypothèses restent ouvertes à ce stade, selon les enquêteurs. Les quatre membres de la famille Troadec font l’objet d’un vaste dispositif de recherches par la police qui soupçonne le fils Sébastien «d’avoir mis en place un funeste projet visant à supprimer les membres de sa famille et peut-être lui-même», selon la fiche de police datée du 24 février.

Aucun signe de vie depuis le 16 février

Les deux parents, Pascal et Brigitte Troadec, sont tous les deux nés en 1967. Le fils aîné, Sébastien, est âgé de 21 ans et la fille cadette, Charlotte, a 18 ans. C’est la soeur de Brigitte Troadec qui avait donné l’alerte, s’inquiétant d’un silence inhabituel de la famille. Aucun de ses membres n’a donné signe de vie depuis le 16 février. Dans le pavillon de la famille dans un quartier résidentiel d’Orvault, au nord de Nantes, les enquêteurs avaient découvert des taches de sang, laissant penser à une scène de violences.

February 13, 2017

Luc Tangorre

Filed under: Crime — Poltoine @ 8:27 pm

Un encombrant fantôme surgi des années 1980 vient de refaire surface dans l’actualité judiciaire. Condamné pour viols et agressions sexuelles en 1983, partiellement gracié par François Mitterrand au terme d’une intense campagne médiatique, de nouveau condamné en 1992, Luc Tangorre n’avait plus fait parler de lui depuis sa sortie de prison en septembre 2000. Il a été mis en examen, mardi 12 août, pour agression sexuelle sur mineure de moins de 15 ans et placé sous contrôle judiciaire.
C’est sur une aire de jeux du Grau-du-Roi (Gard) que ce violeur multirécidiviste de 55 ans a renoué avec son lourd passé judiciaire. Dimanche 10 août vers 16 h 30, il se serait « frotté » à plusieurs reprises à une petite fille de 12 ans qui jouait sur la plage près d’un château gonflable, selon la plainte déposée peu après les faits par les parents de la victime. A l’arrivée des gendarmes, le suspect, formellement reconnu par la fillette, a été interpellé sans opposer de résistance.

« LE VIOLEUR DES QUARTIERS SUD »
En garde à vue, Luc Tangorre a vigoureusement nié les faits, affirmant être victime d’un « complot ». Un terme qu’il utilisait déjà volontiers dans les années 1980, confortant l’aveuglement de nombreux intellectuels qui avaient pris la plume pour le défendre, convaincus d’assister à une erreur judiciaire.

Quand son nom surgit dans la presse en avril1981, Luc Tangorre est surnommé « le violeur des quartiers sud de Marseille ». Au cours des deux années précédentes, les services de police de la ville ont enregistré seize agressions sexuelles dans les 8e et 9e arrondissements. Interpellé par une patrouille en possession d’un couteau de cuisine, cet étudiant en éducation physique de 22 ans est identifié par plusieurs victimes. Différentes pièces à conviction seront retrouvées chez lui, dont deux armes décrites par des plaignantes.

« INNOCENCE RAYONNANTE »

Luc Tangorre clame son innocence et entame une grève de la faim. Ses proches ne croient pas à sa culpabilité. Un comité de soutien voit le jour. Malgré quelques failles dans la conduite de l’enquête (un alibi le soir de la dernière agression, l’organisation jugée orientée de la séance d’identification…), il est condamné le 24 mai 1983 à quinze ans de prison pour quatre viols, une tentative et six attentats à la pudeur commis entre1979 et 1981.
Habité par le « sentiment d’une innocence rayonnante », l’historien Pierre Vidal-Naquet, dont le frère est alors l’avocat de Tangorre, publie dans Le Monde du 28 décembre 1983 une tribune aux élans dreyfusards intitulée « Pour Luc Tangorre ». En 1984, il préface le livre d’une amie de la famille Tangorre, Gisèle Tichané, chercheuse au CNRS, titré Coupable à tout prix : l’affaire Luc Tangorre. 

Le 25 janvier 1985, toujours dans Le Monde, il diffuse un manifeste (« Le viol est un crime, l’erreur judiciaire aussi ») signé notamment par l’éditeur Jérôme Lindon, le mathématicien Laurent Schwartz, le petit-fils du capitaine Dreyfus ou encore l’historien Jean-Pierre Vernant. De nombreux acteurs politiques, de gauche et même de droite (Dominique Baudis, Jean-Claude Gaudin et l’ancien ministre Alain Peyrefitte, éditorialiste au Figaro) se prononcent pour un procès en révision.

4 L VERT POMME

En février 1985, le garde des sceaux, Robert Badinter, dépose un pourvoi « dans l’intérêt de la loi et du condamné », convaincu que seul un nouveau procès pourra trancher le débat qui agite la France. Après le rejet de ce pourvoi par la Cour de cassation, la pression médiatique s’intensifie : Libération, Le Figaro, Le Monde se positionnent en faveur du condamné.

Une fois tous les recours épuisés, François Mitterrand accorde à Luc Tangorre une remise de peine de quatre ans en juillet 1987, ce qui lui vaut d’être libéré le 15 février 1988, en direct au journal de 20 heures. Marguerite Duras le reçoit chez elle, où l’accueillent les nombreuses personnalités qui ont oeuvré pour sa cause.

« PETITE GARCE »

Trois mois plus tard, Carroll et Jennifer, deux étudiantes américaines de 21 ans en visite dans le sud de la France, sont violées par un jeune homme qui les a prises en auto-stop dans le Gard. Elles décrivent une Renault 4 L vert pomme, dans laquelle elles ont aperçu une pile de livres dont le titre débute par un mot, « coupable », illustré du portrait d’un homme à moustache. La jaquette est rapidement associée à l’ouvrage de Gisèle Tichané, qui a récemment revendu sa 4L vert pomme aux parents de Luc Tangorre, désireux de l’offrir à leur fils.
Aucun de ces éléments, pas davantage que le témoignage des victimes, ne fera vaciller la foi de Marguerite Duras. Le 29 novembre 1990, elle écrit une lettre à Luc Tangorre, interpellé deux ans plus tôt, pour l’assurer de son soutien : « Je crois toujours que tu as été victime d’une petite garce qui veut ta défaite coûte que coûte. Si je me trompe aux yeux des gens friands de potins de cour d’assises, je m’en fiche. Tu resteras mon ami ».

« DÉNI DE LA RÉALITÉ »

Le 8 février 1992, Luc Tangorre est condamné à dix-huit ans de réclusion criminelle. A la lecture du verdict, le jeune homme, qui n’a cessé de dénoncer une « manipulation », s’écrie : « Pas deux fois, pas deux fois! », avant de s’égarer dans un curieux lapsus : « La vérité a gagné une bataille, mais pas la guerre. »

Quelques jours plus tard, Pierre Vidal-Naquet s’excusera publiquement dans Le Monde en publiant une tribune intitulée : « Luc Tangorre et notre erreur ». « Sans mon action, et celle de tant d’autres Français qui m’ont accompagné, ces derniers viols n’auraient pas eu lieu », écrit-il. Il ajoute toutefois que le condamné, dont la « folie propre » consiste en « un formidable déni de la réalité », aurait mérité un véritable examen psychiatrique.

Les conclusions de l’expertise psychiatrique demandée par le parquet n’ont, mardi, donné « aucun résultat significatif », selon la procureure de la République de Nîmes, Laure Beccuau. Luc Tangorre encourt sept ans de prison.

February 9, 2017

Affaire Jourdain, Il y a 20 ans

Filed under: Uncategorized — Poltoine @ 11:38 am

Samedi, cela fera 20 ans, mais au Portel et à Outreau, c’est comme si c’était hier. Personne n’a oublié l’épopée meurtrière des frères Jourdain qui, l’espace d’une nuit de carnaval, ont brisé quatre vies : celles d’Isabelle, Peggy, Audrey et Amélie. Premier volet de notre dossier, avec le rappel des faits.
« Une fugue, ce n’est pas possible. Quand on décide de ne pas revenir, on ne se déguise pas sans habits de ville en dessous. »

Les bras croisés, la conviction aussi forte que l’amour qu’elle voue à Audrey et Isabelle, Laure Lamotte fait cette déclaration à La Voix du Nord le lundi 17 février 1997. Voilà six jours que ses deux filles adoptives de 17 et 20 ans ont disparu, en pleine nuit de carnaval, en compagnie de leurs copines du même âge, Amélie et Peggy Merlin.

Ce témoin décisif évoque deux gars dans une camionnette

Comme beaucoup, l’Outreloise ne croit pas à cette thèse. C’est pourtant celle que la police et le parquet de Boulogne privilégient depuis le début, sur la base de témoignages erronés qui émanent de toute la France (Paris, Noyelles-Godault ou encore Fréjus). Une attente insoutenable pour les deux familles.

Jusqu’à ce coup de téléphone anonyme, reçu au domicile de Laure Lamotte le mardi 18. Un jeune homme a vu les affichettes placardées par les proches. « C’est ma mère qui a décroché. Elle a tout de suite appelé Mme Merlin », se souvient Virginie, la troisième sœur, qui avait alors 18 ans.

Ce témoin décisif évoque « deux gars dans une camionnette » qui auraient importuné sa fiancée le soir du carnaval. Et nomme pour la première fois les frères Jourdain, des ferrailleurs installés à Dannes. « On a été voir sur place tout de suite, ajoute Virginie. Et on les a vus en train de repeindre la camionnette. »

Le déroulé des faits

La police alertée, l’enquête prend enfin un tournant concret. Le véhicule appartient à deux frères qui accusent un lourd passé judiciaire. Jean-Louis Joudain, 38 ans, déjà jugé pour viol. Et Jean-Michel, son frère cadet, 35 ans, condamné à 15 ans de réclusion pour le meurtre de son ex-petite amie en 1989. Deux hommes redoutés à Dannes pour leur violence et leur physique de brutes. Ils sont interpellés le jeudi.

Le lendemain matin, l’aîné craque. « On ne peut plus rien pour les filles. Elles sont dans le sable à Sainte-Cécile », lâche-t-il aux enquêteurs. Qu’il guide jusqu’à un blockhaus sur la plage de Saint-Gabriel.

Les quatre jeunes filles assassinées

Là, sur ses indications, les pompiers déterrent quatre corps, empilés les uns sur les autres. Audrey, Isabelle, Peggy et Amélie portent encore leurs déguisements de carnaval. Elles ont été violées et battues à mort. Se dessine alors le scénario macabre.

Les deux frères ont passé la nuit du 11 au 12 février à boire des bières sur la place du Portel et à guetter des proies potentielles. Ils ont ensuite transporté plusieurs groupes de carnavaleux entre Le Portel et Équihen. Et ont finalement embarqué les quatre filles. Le fourgon ne s’est arrêté que 20 km plus loin. Les prisonnières n’en sont vraisemblablement jamais ressorties vivantes.

 La camionnette des frères Jourdain est retrouvée à Dannes, au domicile familial. C’est elle qui a servi à transporter les jeunes filles.

Deux procès aux assises

Après leurs aveux, les deux frères reviendront plusieurs fois sur leur version. Sans jamais dévoiler la vérité ou même une once de compassion. Les procès aux assises, en 2000 et 2002, n’y ont rien changé.

Malgré les rumeurs, 20 ans après, les frères Jourdain sont toujours en prison.

CHRONOLOGIE

11 février 1997. Peggy et Amélie se rendent déguisées au carnaval du Portel avec leurs copines Audrey et Isabelle. Elles disparaissent pendant la nuit.

12 février. Marie-Josée Merlin a donné rendez-vous à ses filles Peggy et Amélie à Équihen-Plage. Mais elles ne sont pas là. Elle contacte Laure Lamotte, la mère adoptive d’Audrey et Isabelle. La police est alertée, les recherches commencent. Les proches des quatre jeunes filles fouillent les environs et placardent des affiches un peu partout.

17 février. Les jeunes filles sont toujours introuvables. Alors que la presse nationale s’est emparée de l’affaire, le parquet de Boulogne ouvre une information judiciaire pour « enlèvement et séquestration ».

 Dès le lendemain de la disparition, les amis se mobilisent avec l’espoir de les retrouver saines et sauves. Ils ne savent pas qu’il est déjà trop tard…

19 février. Laure Lamotte reçoit un appel anonyme dénonçant les frères Jourdain, des ferrailleurs de Dannes, comme suspects. Les enquêteurs se mettent sur cette piste.

20 février. Jean-Michel et Jean-Louis Jourdain sont interpellés dans leur appartement à Étaples.

21 février. Après plus de 24 heures de garde à vue, Jean-Louis Jourdain craque. Il conduit les enquêteurs à Sainte-Cécile et désigne l’endroit où les quatre jeunes filles sont enterrées, dans les dunes de Saint-Gabriel.

22 février. Les frères Jourdain sont mis en examen pour séquestration, viols et assassinats. Ils se renvoient chacun la responsabilité de la mort des jeunes filles.

11-15 décembre. Une reconstitution est organisée à Sainte-Cécile, mais les deux frères continuent de se renvoyer la balle.

 Le premier procès se déroule en octobre 2000 devant la cour d’assises. Marie-Josée Merlin et Laure Lamotte, les mamans des jeunes filles, font preuve d’un courage exemplaire.

16-27 octobre 2000. Les deux frères sont jugés par la cour d’assises de Saint-Omer. Ils sont condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité, avec une peine de sûreté de 22 ans pour Jean-Michel Jourdain et de 20 ans pour Jean-Louis.

18-27 mars 2002. Les peines sont confirmées en appel par la cour d’assises de Douai.

21 août 2002. La cour de cassation rejette le pourvoi de Jean-Michel Jourdain. Les condamnations sont définitives.

24 novembre 2012. Laure Lamotte s’éteint à Boulogne à l’âge de 80 ans.

Affaire Baca – Un cadavre dans le grenier 

Filed under: Crime — Poltoine @ 2:53 am

Affaire Baca : un cadavre dans le grenierAu cœur de l’été 2014, la famille Baca est désespérée. Où est passé Laurent, leur fils et frère ? Malgré les appels à témoins et les nombreuses affiches placardées dans la ville, aucune trace de ce père de famille de 37 ans. Laurent a été vu pour la dernière fois par sa compagne Edith, le 6 août 2014, alors que la jeune femme partait conduire leurs enfants au centre aéré. Les parents de Laurent Baca sont pourtant suspicieux. Le comportement de leur belle-fille, les intrigue. Elle ne prend pas part aux recherches, ne pose aucune question et vit comme si la situation était tout à fait normale. Alors Edith Baca aurait-elle quelque chose à cacher ? 

Le 20 novembre 2014, alors que la police perquisitionne son domicile, Edith va faire une révélation fracassante : « Je suis un monstre, il est là-haut ». Dans le grenier, au-dessus de la chambre des enfants, la police va alors découvrir la dépouille de Laurent Baca, emmuré sous des kilos de « béton minute ». Accident, légitime défense, ou crime de sang froid ? C’est tout l’enjeu de cette affaire…

July 19, 2016

Marcel Barbeault, Le Tueur de l’Ombre

Filed under: Faites Entrer l'Accusé,Oise,Tueur — Poltoine @ 10:26 pm

20160720-002448.jpgIl abattait ses victimes à l’aide d’une arme à feu, une carabine 22 long rifle. Il les déshabillait sans, toutefois, les violer, et les dépouillait, fait rare chez les tueurs en série. Pourtant Marcel Barbeault était mari et père exemplaire, renfermé et « banal ». C’est ce comportement qui lui a permis pendant des années de passer à travers les filets de la police.

Finalement, après plus de 7 ans de traque, il sera arrêté grâce à un témoignage anonyme et au flair de l’inspecteur de police Daniel Neveu. Celui-ci découvrit que la clé de l’énigme était le cimetière de Nogent-sur-Oise. Celui-ci se trouvait au centre du triangle où s’étaient produits tous les meurtres. De plus, le double meurtre sur un couple avait eu lieu sur le parking du cimetière de Laigneville. Or ce meurtre, bien que différent des autres, était aussi attribuable au tueur de l’ombre. L’inspecteur Neveu en avait conclu que contrairement aux autres, celui ci n’était pas prémédité mais plus un meurtre “d’opportunité” et que donc le tueur se trouvait sur les lieux avant l’arrivée du couple et qu’il fréquentait peut-être régulièrement ce cimetière.

Le raisonnement du policier fut corroboré par la découverte d’une balle de carabine 22LR près d’un robinet d’eau dans le cimetière. Ce robinet était situé derrière l’église, difficile à trouver et dont seuls les habitués connaissaient l’existence. Le policier décida donc de recouper les noms des lettres de dénonciation et les patronymes gravés sur les tombes du cimetière. Le petite liste obtenue permettra de remonter jusqu’à Barbeault en 1976. Sa mère était enterrée dans le cimetière de Nogent depuis 1968.

Lors de la perquisition, sera retrouvée dans sa cave une carabine sciée avec silencieux, un imperméable et différentes casquettes. L’analyse balistique révèlera que l’arme était celle utilisée pour deux des meurtres. Les armes des autres meurtres ne purent être retrouvées mais le mode opératoire similaire laissait peu de doutes sur un tueur unique. Marcel Barbeault ayant déjà été condamné pour cambriolage dans le passé, la police reprit la liste de tous les cambriolages commis dans la région et en découvrit un avec vol d’une carabine. Le propriétaire s’entraînait au tir avec cette carabine dans son jardin, les enquêteurs purent donc retrouver des douilles dans ce dernier et démontrer que celles-ci avaient servi à d’autres meurtres. Le cambriolage fut imputé à Barbeault. Les policiers purent également démontrer que les jours des meurtres correspondaient à des jours de repos de Barbeault qui travaillait dans une usine de la région.

Son procès s’ouvrit au Palais de justice de Beauvais le 25 mai 1981 devant la cour d’assises de l’Oise. Il dut répondre de cinq meurtres dont il était accusé. Les 3 autres meurtres attribués à Barbeault n’ont pu être retenus contre lui faute de preuves. Il niera toujours être le tueur de l’ombre, malgré de lourds éléments à charge et il restera très froid pendant la durée de son procès. L’avocat général requit la peine de mort (même si celle-ci avait peu de chance d’être appliquée puisque François Mitterrand venait d’être élu Président de la république et avait annoncé son abolition prochaine). Marcel Barbeault fut condamné le 10 juin 1981 à la prison à perpétuité. S’étant pourvu en cassation, il fut rejugé en novembre 1983 et de nouveau condamné à la prison à vie.

March 8, 2015

Moselle : un homme tué à Lorquin, quelques jours après le meurtre d’une ado

Filed under: Uncategorized — Poltoine @ 7:05 pm

image MEURTRES – À Lorquin, village de Moselle, un homme de 45 ans a été retrouvé samedi, poignardé à mort. C’est le second crime en l’espace d’une semaine dans cette commune, après la découverte du corps d’une ado, mercredi. Mais selon nos informations, les deux affaires ne seraient pas liées.

Mais que se passe-t-il à Lorquin, paisible commune de quelques 1300 âmes au sud de la Moselle ? Niché entre les Vosges et la rivière de la Sarre Blanche, ce village qui abrite un lotissement tranquille, un supermarché et un collège n’est pas habitué à pareille agitation.

La soirée du mercredi 4 mars marque le premier acte d’un défilé macabre inattendu. Le corps d’une jeune fille de 17 ans est retrouvé par sa maman, dans la véranda familiale, lardé de coups de couteau. L’adolescente, scolarisée en Alsace, était rentrée pour les vacances. Aussitôt, le maire de Lorquin se déclare choqué et précise auprès de la presse locale que la famille, arrivée récemment dans la commune, “n’était pas défavorablement connue”.

Pas de meurtres en série

Le lendemain à 21 heures, nouvelle découverte glaçante. Dans un studio en face de l’église, au cœur du village, un jeune homme de 20 ans, identifié comme l’ex-petit ami de la victime, est retrouvé pendu par les forces de l’ordre. Christian Mercury, procureur de la République de Metz en charge de l’affaire, soupçonne le garçon d’être à l’origine du premier meurtre et s’engage sur la piste d’un crime passionnel. “Des analyses scientifiques sont en cours”, précise-t-il toutefois, prudent.

L’affaire semble donc être résolue, mais voilà que samedi après-midi, toujours à Lorquin, un homme de quarante-cinq est découvert mort dans sa chambre à coucher, selon l’Est Républicain. Il a le crâne fracassé. Joint par Metronews, le commissariat de Sarrebourg, présent sur les lieux des deux crimes, s’empresse de démentir tout début de rumeur annonçant une potentielle série meurtrière : “Les similarités sont troublantes il est vrai, mais nous pouvons affirmer avec certitude que ces deux crimes ne sont pas liés”.

Et pour cause, dans le meurtre du quarantenaire, un suspect est déjà identifié. De sources concordantes, il s’agit d’une femme. Elle se serait suicidée en se noyant dans un lac, non loin de la commune. Là aussi, une rupture sentimentale serait à l’origine du drame.

March 3, 2015

Un corps en décomposition découvert sur la plage d’Hardelot

Filed under: Uncategorized — Poltoine @ 11:04 pm
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imageCe mardi, vers 7 h 30, un corps a été découvert sur la plage d’Hardelot.

« En voyant les pompiers et les gendarmes sur la plage, de loin, j’avais l’impression qu’ils remontaient un phoque », témoigne ce mardi matin un habitant du front de mer à Hardelot. Mais les secours ont bien remonté un cadavre humain, ce mardi matin vers 7 h 30. Probablement rejeté par la marée dans la nuit de lundi à mardi, le corps a été découvert sur les rochers « dans un état de décomposition très avancée », révèle une source. Le corps aurait séjourné très longtemps dans l’eau. Il s’agirait d’une question de jours voire même de semaines.

La victime serait une femme

Une enquête de gendarmerie est en cours pour tenter d’identifier le corps. D’après nos informations, une reconstitution faciale pourrait avoir lieu tellement le visage est abîmé. Des analyses ADN vont également être pratiquées.

D’après un proche de ce dossier, la victime serait une femme : « C’est pour l’instant une supposition des enquêteurs, qui se basent sur le fait que des sous-vêtements féminins ont été retrouvés sur le corps. »

Une autopsie sera réalisée dans les prochains jours pour déterminer les circonstances du décès de ce mystérieux cadavre.

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