Accusés

January 30, 2014

Meurtre de Gilles Andruet : le principal suspect acquitté

Filed under: Uncategorized — polo1769 @ 8:51 pm

20140130-214749.jpgLa cour d’assises n’a pas condamné le Franco-Marocain Sacha Rhoul, qui avait été accusé d’avoir tué à coups de batte de baseball le champion d’échecs.

Le Franco-Marocain Sacha Rhoul a été acquitté jeudi du meurtre de Gilles Andruet, génial champion d’échecs tombé dans la drogue et les dettes de jeux et tué à coups de batte de baseball en août 1995. “Enfin !” a déclaré Sacha Rhoul, tout sourire, à l’issue du verdict. “Après vingt ans d’attente, enfin les médias vont dire que je suis innocent. (…) C’est un gros soulagement pour moi, ma famille, mes enfants, qui vont grandir avec un père innocent”, a-t-il ajouté. Après à peine deux heures de délibéré, et comme l’avait requis l’avocat général, les jurés ont acquitté Sacha Rhoul, qui a toujours contesté sa participation au meurtre et contre lequel aucune preuve irréfutable n’a pu être apportée au cours de quatre jours de procès. “Ce n’est pas une décision au bénéfice du doute, c’est une décision au bénéfice d’une totale innocence”, s’est félicité son avocat, Me Éric Dupond-Moretti.

Près de dix-neuf ans après les faits, la justice n’a donc toujours désigné aucun coupable dans la mort de Gilles Andruet, fils du célèbre pilote automobile Jean-Claude Andruet, retrouvé mort le 22 août 1995 sur la commune de Saulx-les-Chartreux, enveloppé dans une alèse imbibée de sang et baignant dans l’Yvette, un cours d’eau de l’Essonne. Dans cette affaire, “tout tourne autour de Sacha Rhoul”, avait souligné plus tôt l’avocat général Rémi Crosson du Cormier, avant de demander tout de même un acquittement, estimant que son rôle dans la mort de Gilles Andruet ne pouvait être établi avec certitude. Était-ce un rôle logistique, financier ? “Aucun élément” ne permet de le dire, a-t-il jugé.

Évoquant “le chagrin” de Jean-Claude Andruet, le représentant du parquet a déclaré : “Il ne faut pas confondre la peine d’un père qui a perdu son fils et la recherche indispensable mais parfois impossible de celui qui a causé cette peine.” L’ancien champion automobile, qui s’acharne depuis dix-neuf ans à faire éclater la vérité, ne connaîtra sans doute jamais le nom du meurtrier de son fils. S’adressant à lui, Me Dupond-Moretti a estimé au cours de sa plaidoirie que sa “soif de justice ne (pouvait) pas être étanchée par la condamnation d’un innocent”.

“C’est un cauchemar”
“Cela ne change plus rien, malheureusement”, a réagi Jean-Claude Andruet, la voix tremblante, à l’annonce de la décision. “Mais je pense quand même que la justice ne m’a jamais fait de cadeau. Mon fils a été massacré dans des conditions horribles, c’est un cauchemar”, a-t-il ajouté. En 2006, Jean-Claude Andruet avait déjà vu un autre suspect, Joseph Liany, l’oncle de Sacha Rhoul, être acquitté pour sa participation au meurtre. Outre Sacha Rhoul et Joseph Liany, les soupçons des enquêteurs s’étaient portés sur un troisième homme : Loïc Simon, un autre proche de M. Rhoul. Celui-ci se serait vanté auprès d’amis d’avoir donné les coups qui ont tué Gilles Andruet, incriminant Sacha Rhoul sans expliquer le rôle que celui-ci aurait tenu. Il s’est donné la mort en 1996.

Avant son meurtre, Gilles Andruet, consacré grand maître international d’échecs en 1982, fréquentait assidûment l’univers des casinos où sa prodigieuse mémoire ne l’aura pas prémuni contre d’importantes pertes d’argent. Obsédé par l’idée de “se refaire”, il n’aura eu de cesse de vouloir encaisser un chèque de 400 000 francs provenant d’un héritage. Interdit bancaire, il parviendra à ouvrir un compte dans une banque marocaine à Paris, grâce à l’intervention de Joseph Liany et son fils Franck, deux autres habitués des casinos. Ce dernier obtiendra une procuration sur le compte d’Andruet. Ce même compte sera vidé trois jours après sa mort. En fuite au Maroc lors d’un premier procès en 2006 et condamné à quinze ans de prison en son absence, Sacha Rhoul avait été extradé vers la France en mars 2010, avant d’être remis en liberté en juin de la même année. Il était depuis sous contrôle judiciaire.

June 9, 2012

Poncé Gaudissard

Filed under: Faites Entrer l'Accusé — polo1769 @ 9:06 pm

Le Mystère de Merargues

Synopsis : Le 31 mars 2003, Chantal d’Amato et Audrey, sa fille, sont sauvagement assassinées dans leur maison. Mais les traces ADN retrouvées sur les lieux du crime ne correspondent à personne. Pris en flagrant délit de viol près d’Aix-en-Provence, Ponce Gaudissard, un violeur récidiviste, intéresse d’autant plus la police qu’il travaille dans la société de transports qui employait Audrey d’Amato. La police découvre une lettre envoyée à la société de transports du chauffeur de bus. Le courrier, signé de la main du Procureur, exige des renseignements sur Gaudissard pour indemniser l’une de ses anciennes victimes. C’est Audrey d’Amato qui a traité le dossier. En 2008, le procès s’ouvre avec un dossier sans aveux ni preuves matérielles, mais beaucoup d’anciennes victimes qui défilent à la barre. Ponce est condamné à la perpétuité en appel

October 18, 2011

Les Frêres Jourdain

Filed under: Faites Entrer l'Accusé — polo1769 @ 3:02 pm

Le 11 février 1997 dans le Pas-de-Calais, Peggy, Amélie, Isabelle et Audrey, âgées de 17 à 20 ans, se sont rendues à une soirée de carnaval. On ne les a jamais revues. Les coupables : Jean-Michel et Jean-Louis Jourdain, deux hommes déjà condamnés, l’un pour viol, l’autre pour meurtre. Christophe Hondelatte revient sur les premiers jours des recherches avec Gérald Lesigne, procureur de la République de Boulogne-sur-Mer. A ce moment-là, la police pense à une fugue. Mais dix jours après, les frères Jourdain sont arrêtés. Jean-Louis craque lors de sa garde à vue et conduit les policiers aux corps martyrisés de Peggy, Amélie, Isabelle et Audrey, enterrés sur la plage de Sainte-Cécile, près du Touquet. A l’issue de leur procès en appel, les frères Jourdain ont été condamnés à la prison à perpétuité.

Les familles, n’ayant plus de nouvelles des filles après la fête qui se poursuivait à Équihen-Plage, contactent la police de Boulogne-sur-Mer qui ouvre une enquête pour « disparitions inquiétantes »[3], même si cette dernière et le procureur de la République privilégie la thèse de la fugue[3].

Les familles entament des recherches de leur côté et cela permet d’avoir des témoignages, notamment sur une camionnette suspecte le soir du drame. Remontant la piste de cette camionnette, les policiers arrêtent deux ferrailleurs de Dannes âgés de 35 et 37 ans[2], Jean-Michel et Jean-Louis Jourdain, neuf jours après la disparition. Déjà condamnés, l’un pour viol et l’autre pour meurtre[1], ceux qui seront surnommés par les médias « les frères siamois de l’horreur »[4] ou « les monstres du Boulonnais »[3], sont interrogés. Depuis longtemps, ceux-ci et leur famille sont considérés comme des marginaux violents dans leur village[2] où ils vivent dans une maison délabrée.

En garde-à-vue, le frère ainé Jean-Michel ne lâche rien, mais Jean-Louis finit par avouer l’endroit où se trouvent les corps : la plage de Sainte-Cécile[1], près du Touquet, à proximité d’une casemate allemande de la Seconde Guerre mondiale[1]. Les corps, rhabillés à la hâte[2], sont effectivement retrouvés tête-bêche[4] dans une fosse recouverte de sable[1]. Les frères auraient enlevé les filles qui faisaient de l’auto-stop[4].

Les autopsies montrent des signes importants de violence et de viol[1], mais aussi l’enterrement vivant d’une des victimes[2]. L’horreur du crime (actes de barbarie) eut un écho important dans la région et la maison familiale des Jourdain fut même incendiée[1]. Le fait qu’ils soient récidivistes en rajoute à la colère de la population[2].

Les deux frères, après s’être rejeté la responsabilité du viol et du meurtre de jeunes adolescentes[1], sont finalement condamnés en 2000 à la prison à perpétuité assortie de peines de sûreté de vingt-deux et vingt ans[1] pour enlèvements, séquestrations, viols et assassinats. Deux années plus tard, la peine est confirmée en appel[1].

Claude Lastennet

Filed under: Faites Entrer l'Accusé — polo1769 @ 2:51 pm

Claude Lastennet. Ou comment un jeune homme sans histoires, devient un tueur en série. Son premier meurtre, il l’a commis à 23 ans, presque par hasard. Il tentait de cambrioler une vieille dame. Elle a résisté. Il l’a tuée. Et il y a pris goût. De la manière la plus crue ; en trempant son doigt dans le sang de sa victime, avant de le porter à sa bouche…Dans les cinq mois qui ont suivi, il a récidivé cinq fois, tuant quatre de ses cinq victimes. Des victimes qui habitaient seules, toutes en région parisienne, le long de la même ligne de bus. Toutes étaient très âgées, et avaient attiré l’attention de Claude Lastenet sur un détail. Le 15 novembre 1993, François Bonin passe voir sa mère. Antoinette a 76 ans, et vit à Thiais, dans la banlieue parisienne. Mais, en arrivant chez elle, il tombe sur un jeune homme qui prétend aider la vieille dame, victime d’un malaise. François se précipite auprès d’elle, pour découvrir qu’Antoinette est morte. Le jeune homme en profite pour s’éclipser… François Bonin comprend alors, qu’il vient de croiser l’assassin de sa mère. Mais la police a beaucoup de mal à croire sa version. Nicole Bonin, la femme de François, se souvient de la suspicion et de l’acharnement dont le couple a été victime de la part d’une brigade criminelle, pressée de voir les Bonin avouer le meurtre d’Antoinette. Le 9 janvier 1994, le père Irénée retrouve sa mère, Violette de Ferluc, 92 ans, étranglée dans son appartement de Thiais. Deux jours plus tard, un informateur met les policiers sur la piste d’un suspect, Claude Lastennet. Un jeune chômeur qui cherchait à utiliser une carte bancaire au nom de Violette de Ferluc. Ils le cueillent aussitôt au foyer des jeunes de Chevilly-Larue. Et Claude Lastennet avoue. Il a bien tué Violette de Ferluc. Mais ce n’est pas tout. Il avoue spontanément quatre autres meurtres, commis entre le 24 août 1993 et son arrestation. Celui d’Antoinette Bonin, mais aussi celui de Marcelle Cavillier, 87 ans à Chevilly-Larue, Raymonde Dolisy, 72 ans, à Boulogne-Billancourt, Augustine Royer, 91 ans, à Bourg-la-Reine. Toutes ont été étranglées. Une seule a survécu : Rosalie Czajka, qui, malgré ses 82 ans, s’est si bien défendue, qu’elle a mis en fuite son agresseur en fuite ! Aux dires des psychiatres qui l’ont examiné, Claude Lastennet présente le profil type du serial killer : une enfance douloureuse, marquée par une idéalisation de la mère. Claude Lastennet n’a jamais connu son père et a vécu auprès (…)

October 16, 2011

André et Geneviève Gournier

Filed under: Faites Entrer l'Accusé — polo1769 @ 10:40 pm

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André et Geneviève Gournier se sont-ils suicidés ou bien ont-ils été empoisonnés par leur fils ? Empoisonnés par une injection de Tracrium, une forme de curare utilisée dans les blocs opératoires ?… Pour les enquêteurs, cette dernière thèse était la plus crédible. Ils se sont trompés. Après 10 ans de marathon judiciaire et une condamnation par les Assises de la Loire, Jean-Paul Gournier a finalement été acquitté. Reste la thèse du suicide. Techniquement possible, mais difficile à concevoir… Reste un mystère. Comment et surtout pourquoi cet homme de 75 ans et cette femme de 81 ans sont-ils morts ?…. C’est le 30 novembre 1999, dans leur maison de Saint-Priest-en-Jarez, dans la Loire, qu’on a découvert les corps d’André et Geneviève. Tous deux étaient affalés sur des fauteuils du salon, à côté de la cheminée. Dans la cuisine, le bouton du gaz était ouvert, mais il n’y avait pas d’odeur suspecte et la bombonne était vide. Dans une chambre, le fer à repasser était allumé, et posé sur un rideau en nylon. Et sur le bras de Geneviève, il y avait une trace de piqûre… A l’époque, les premiers rapports concluent à une mort naturelle. Un empoisonnement, peut être par des champignons, comme le suggère le fils du couple, qui est médecin et qui ne les a pas trouvés très bien la veille des faits… mais l’explication est un peu courte pour le juge, qui demande une expertise toxicologique. En attendant les résultats, la vie du couple est passée au crible. Et elle n’a pas toujours été simple. En 1974, Geneviève avait 57 ans quand elle a découvert que son mari la trompait. Pendant 25 ans, elle le lui a fait payer ! En faisant chambre à part, en lui lançant des ” bras d’honneur ” dès qu’il avait le dos tourné… En 1997, deux ans avant leur mort, elle a découvert que son mari la trompait encore. Le retraité fréquentait une prostituée, sur une aire d’autoroute. Depuis, elle répétait à tout le monde qu’elle le tuerait, et qu’elle brûlerait cette maison, qui a abrité ces adultères. Pour les proches des Gournier, l’affaire est entendue. Geneviève a tué André et s’est suicidée ensuite. Mais l’enquête montre aussi que les deux retraités avaient des projets pour les mois à venir. Les policiers se penchent sur l’emploi du temps du couple, pour apprendre que deux jours avant le drame, André est allé voir la prostituée. Il était rentré blessé au crâne après un accident de la route. Alerté, son fils Jean-Paul, cardiologue, était passé dans la soirée. Et le (…)

Christophe Dalmasso

Filed under: Uncategorized — polo1769 @ 10:38 pm

Nice L’énigme du meurtre de Christophe Dalmasso devant la justice

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« Le 4 mars, il aurait eu 41 ans », soupire avec gravité Renée Dalmasso, la mère de Christophe, cet homme d’affaires cannois disparu le 2 septembre 2003. A partir d’aujourd’hui, elle sera confrontée au meurtrier présumé de son fils, renvoyé devant la cour d’assises des Alpes-Maritimes. Cinq ans qu’elle attend ce procès. Cinq ans depuis la découverte, en août 2004, des fragments du corps de Christophe en baie de Cannes et à Golfe-Juan. Des restes humains probablement ensevelis sur les hauteurs dominant Cannes et rejetés à la mer à la suite d’intempéries.
La très contestée constitution de partie civile de la fille adoptive
Le 9 décembre 2003 déjà, la voiture de cet homme à la tête d’une fortune conséquente, gérant, avec son frère Laurent, d’un garage à Cagnes-sur-Mer, propriétaire de vastes terrains à Île Rousse en Corse, avait été retrouvée calcinée dans le quartier Les Plaines à Nice, laissant présager le pire
Aujourd’hui et jusqu’à vendredi, l’accusé, Edno Borba da Silva, un ressortissant brésilien de 34 ans, danseur de capoiera, ex-amant de Lucie, la fille adoptive de Christophe, s’expliquera sur les faits. Celui que plusieurs personnes mettent en cause avait en outre été le dernier à parler à la victime le 2 septembre 2003.
La jeune Lucie, aujourd’hui âgée de 27 ans, avait été mise en examen le 3 février 2005 et écrouée, désignée comme commanditaire de l’assassinat de son père adoptif qui avait pris la décision de la déshériter. En octobre 2007, elle bénéficiait toutefois d’un non-lieu rendu par la chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence. Une décision que ne comprennent toujours pas Renée Dalmasso, ni les avocats d’Edno Borda da Silva, Mes Silvano, Di Pinto et Soussi. Ce dernier déplore : « Pendant 4 ans d’instruction, on nous explique qu’il y a une instigatrice, Lucie, et un exécutant, Borba – ce qu’il conteste. Aujourd’hui, ce n’est plus le même procès. Nous attendons tout de l’audience ».
Pendant toute l’enquête, Lucie et Borba n’ont cessé de nier les faits, s’accusant mutuellement du meurtre. Le procès qui commence permettra-t-il de découvrir enfin la vérité ?
« Je veux la vérité et je l’aurai »
Car Lucie sera elle aussi présente devant la cour d’assises, mais sur le banc des parties civiles. Une idée que ne supporte pas Renée Dalmasso. « Il va y avoir un incident, prévient-elle. Mes avocats Mes Valiergue, Rossi et Pelletier ne la veulent pas à côté d’eux. Quant à moi, je vais essayer de me tenir. Je penserai très fort à mon fils et à mon mari, décédé il y a peu ». L’audience promet donc d’être mouvementée. Car pour cette femme de 68 ans, la culpabilité de Lucie ne fait aucun doute : « La vérité je la veux et je l’aurai. Et le jour où elle éclatera enfin, ça va faire mal ».

September 22, 2011

Les Tueurs Fous du Brabant

Filed under: Les Tueurs Fous du Brabant — polo1769 @ 10:31 pm

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20110923-005645.jpgTueurs fous du Brabant : la piste française
Vingt-cinq ans après la fin des tueries qui ont terrorisé toute la Belgique et fait 28 morts, la police belge explore une nouvelle piste. Celle du banditisme français.

Et si les « tueurs fous du Brabant » étaient français ? La piste, inexploitée, intéresse au plus haut point la police belge qui n’a toujours pas renoncé, vingt-cinq ans après, à élucider la plus grande énigme criminelle du royaume. Une dizaine de juges d’instruction, des centaines de policiers et 500.000 pages de procédure n’ont pas suffi à identifier les auteurs de cette vague de braquages et d’exécutions sommaires qui a agité le sud du plat pays entre 1982 et 1985. Vingt-huit personnes, dont des enfants, ont payé de leur vie cette dérive sanglante et inexpliquée. La sauvagerie des attaques était inversement proportionnelle à la valeur des butins, la plupart du temps dérisoires.

Les pistes des marginaux belges, celle des militaires d’extrême droite voulant déstabiliser l’Etat belge ou celle du terrorisme d’extrême gauche ont systématiquement mené à des impasses. Et pourtant, l’enquête continue. Le mois dernier, les policiers ont fouillé le canal Charleroi-Bruxelles à Ronquières, en vain. Avant l’été, ils ont diffusé un portrait-robot d’un suspect, réalisé sous hypnose, avec l’aide d’un témoin tardif… Si aujourd’hui les enquêteurs tournent maintenant leur regard vers la France, c’est qu’ils ont le sentiment d’avoir épuisé les pistes belges.

Maubeuge, août 1982

Ils n’ont pas oublié que l’épopée sanglante des tueurs fous du Brabant n’a pas commencé en Belgique, mais en France. C’était à Maubeuge, à huit kilomètres de la frontière, le 13 août 1982, un week-end. L’épicerie fine Piot était visitée de nuit. A 3 h 50, un appel anonyme avertit le commissariat, à 100 mètres de là. Trois gardiens de la paix partent à pied. Ils se séparent. L’un d’eux, Christian Delacourt, se trouve nez à nez avec un guetteur, qui fait aussitôt feu sur lui. Il est gravement blessé. Il sera sauvé in extremis par les médecins. Les voleurs, au nombre de trois, prennent la fuite dans une Volkswagen Santana, direction la Belgique. Dans leur coffre, des bouteilles de champagne et de vin et quelques boîtes de thé. La marque des tueurs fous du Brabant qui n’hésiteront pas, pendant trois ans, à sortir de puissants riot guns lors de petits cambriolages et braquages, et à tirer systématiquement sur les témoins. Pour tuer.

Ce n’est pas le seul élément qui rattache l’affaire de Maubeuge à la bande. La Santana sera en effet réutilisée un mois plus tard lors de l’attaque de l’armurerie Dekaise à Wavre, en Belgique. A une centaine de kilomètres de Maubeuge. Là, les tueurs se saisissent d’armes dont des prototypes, après avoir fait leur choix. Un policier communal approche. Il est abattu froidement. Puis, lors de leur fuite, les tueurs fous tirent à feu nourri sur une patrouille de gendarmerie. Comme à l’exercice. La Santana sera découverte abandonnée dans une forêt, en banlieue de Bruxelles. Aperçue avec des plaques françaises lors du braquage, elle a été retrouvée avec de fausses plaques belges. Les enquêteurs ont relevé que le système de rivets, assez bizarrement, était exclusivement utilisé en France. Autre rapprochement, la balistique. Une arme de calibre 7,65 a tiré à Wavre, comme à Maubeuge.

Truands du Nord

Ce n’est pas tout. Comme dans toutes les enquêtes fleuves, les policiers belges ont ratissé large. Et sur procès-verbal, une prostituée bruxelloise a déclaré que l’une des attaques attribuées aux tueurs fous, à Colruyt, en mars 1983, avait été menée par « des truands venus spécialement du nord de la France ». Dans une interview récente à l’hebdomadaire belge TéléMoustique, Eddy Vos, le chef de la cellule Brabant wallon, a évoqué cette nouvelle piste française : « Nous savons depuis longtemps qu’il y a des liens avec le nord de la France. Et ces deux dernières années, nous avons trouvé des éléments grâce auxquels cette piste a pris de l’importance. […] Le fil géographique nous conduit en France, jusqu’à la langue pratiquée lors des agressions et même l’accent. Nous tenons aussi des informations du milieu. »

« Le temps presse »

Le milieu lillois existe bel et bien et ses membres sont transfrontaliers. Traditionnellement, il est impliqué dans le trafic d’armes, la prostitution et, bien sûr, le trafic de stupéfiants depuis les Pays-Bas. Une liste de truands français serait actuellement étudiée par les deux juges d’instruction de Charleroi en charge de l’enquête. Une nouvelle fausse piste ? Il faudra en tout cas aller jusqu’au bout des vérifications, et vite.

« Le temps presse », a avoué un des magistrats cet été dans la presse belge. La course contre la prescription est lancée. D’ici cinq ans, selon la législation belge, plus personne ne pourra être poursuivi pour les crimes des tueurs fous du Brabant. La date limite est fixée au 10 novembre 2015. La bande n’a en effet plus fait parler d’elle depuis le 9 novembre 1985, et l’attaque du supermarché Delhaize, à Alost. Un carnage final qui a fait huit morts, dont une fillette de 9 ans, le plus lourd bilan de la série. A cette occasion, le chef du commando, surnommé « le géant » par la police, aurait été tué. Son corps n’a jamais été retrouvé. Un mystère de plus.

September 3, 2011

Michel Fourniret

Filed under: Faites Entrer l'Accusé — polo1769 @ 9:38 pm

Michel Fourniret. Sans doute, le pire tueur en série français. Avec sa femme Monique Olivier, ils forment le couple le plus incroyable de notre histoire criminelle. Ensemble, ils partaient à la ” chasse aux vierges “. Entre 1987 et 2003, ils ont ainsi “rabattu”, violé, tué, sept jeunes femmes âgées de 12 à 21 ans. A l’unique victime qui lui a échappé, Michel Fourniret a même confié : “Je suis pire que Dutroux !”. Né en 1942, Michel Fourniret a commencé son parcours criminel par des attouchements. Il avait alors 24 ans. Condamné, il a récidivé, et a été de nouveau arrêté en 1984. Et contre toute attente, devant le Commandant Patrick Rousselot, ce n’est pas une mais quinze agressions sexuelles qu’il a avouées. Des agressions qu’il a même répertoriées, à la manière d’un entomologiste, dans un tableau truffé de détails pervers. Un cynisme incroyable, dans lequel il a révélé son obsession de la virginité. Dahina Le Guennan est l’une de ses premières victimes. Dans son tableau, Fourniret parle d’elle comme de son ” cas le plus grave “. Présente en plateau, elle raconte son calvaire. L’enlèvement et le viol que Michel Fourniret lui a fait subir, avant d’être condamné à sept ans de réclusion. C’est à ce moment là, en prison, que Michel Fourniret fait la connaissance de Monique Olivier. Celle qui deviendra sa femme et sa complice a répondu à une petite annonce publiée dans une revue catholique. Ils échangent de nombreuses lettres. Peu à peu le couple passe une sorte de ” pacte criminel “. Un contrat pervers que les deux amants suivront dès la sortie de prison de Fourniret. En effet, deux mois à peine après sa libération en décembre 1987, Michel Fourniret tue pour la première fois avec la complicité de Monique Olivier. Sa victime s’appelle Isabelle Laville, une Auxerroise de 17 ans. Suivront Farida Hamiche, 28 ans (à qui ils dérobent le magot du gang des Postiches !) ; Fabienne Leroy, 20 ans ; Jeanne-Marie Desramault, 21 ans ; Elisabeth Brichet, 12 ans ; Natacha Danais, 13 ans ; Céline Saison, 18 ans et Mananya Thumpong, 13 ans. Un parcours criminel qui ne prend fin qu’en 2003, lorsqu’une jeune Belge de 13 ans, Marie, échappe à une tentative d’enlèvement. Ses indications permettent alors aux policiers de remonter jusqu’à Michel Fourniret. Avec Christophe Hondelatte, le procureur Francis Nachbar revient sur l’enquête essentiellement dirigée par la police belge. Il évoque également ses face-à-faces marquants avec Michel Fourniret. Le procès du couple, qui (…)

Jacqueline Carrère-Ponthieux

Filed under: Faites Entrer l'Accusé — polo1769 @ 9:36 pm

Acquittée ! Après 13 ans de marathon judiciaire ! C’est l’histoire incroyable de Jacqueline Carrère-Ponthieux, accusée d’avoir assassiné son mari, et qui clame depuis toujours son innocence. Dans Faites entrer l’accusé, elle revient sur ces années de combat. Une bataille dans laquelle 23 experts ont été commis, et quatre procès d’assises ont été ouverts. Une affaire invraisemblable, au terme de laquelle personne n’a pu mettre un nom sur le meurtrier de Gérard Ponthieux… Tout a commencé le 22 septembre 1997, en pleine nuit, au Sulky, un bar de Nogent sur Marne. Son propriétaire a été agressé dans son lit, à l’étage. Son corps est lardé de coups percés avec un objet tranchant. Jacqueline, sa femme, qui dormait à ses cotés au moment de l’agression, témoigne. Ils se sont couchés vers 22h, après le souper. Vers 2h30, un homme les a réveillés, leur a demandé la caisse et la recette PMU. Elle est descendue la chercher au rez-de-chaussée. Et quand elle est remontée, l’homme avait disparu. Gérard gisait dans son lit, ensanglanté. L’autopsie révèle que Gérard Ponthieux n’a pas lutté avec son agresseur. Sur ses bras, l’expert relève des traces de défense, mais pas de riposte. Etonnant, quand on sait que Gérard était un sanguin, pas le genre d’homme à se laisser voler sans broncher. L’analyse toxicologique va fournir une explication satisfaisante. Elle décèle un taux anormalement élevé de Gamma OH dans le sang de Gérard. Il aurait été drogué avec du GHB, la drogue du violeur, ce qui expliquerait son apathie au moment des faits. Sa femme, qui a passé la soirée avec lui, est le suspect numéro un. D’autant plus qu’elle a un mobile : l’argent. Depuis leur rencontre onze ans plus tôt, ça a toujours été un sujet de tension au sein du couple. Surtout depuis que Jacqueline s’était fait la belle en emportant 200 000 francs ! Elle était revenue, mais elle avait dépensé tout l’argent… Depuis, Gérard lui avait fait signer une reconnaissance de dette. Et depuis que Jacqueline gérait la comptabilité du Sulky, la situation financière du bar était catastrophique. Gérard, venait-il de tout découvrir ? Dans cette affaire la police n’a jamais retrouvé l’éventuel complice de Jacqueline Carrère. Mais la justice la poursuit quand même pour complicité d’assassinat. L’accusant d’avoir au moins drogué son mari pour l’affaiblir dans son sommeil. Seulement, au procès, l’expert toxicologue provoque un coup de théâtre ! A la lumière des progrès scientifiques, il révèle que le Gamma OH retrouvé dans le sang de Gérard a pu être secrété par le cadavre. L’accusation s’effondre. Mais le médecin légiste va la relever. D’après lui, les résidus retrouvés dans l’estomac prouvent que la victime a mangé peu de temps avant sa mort. Jacqueline aurait donc menti sur l’heure de la mort ; le procès renvoyé pour complément d’information. Lorsqu’il est rouvert, Jacqueline comparait cette fois pour meurtre. Les jurés découvrent avec stupeur les témoignages des enfants de Jaqueline. Avant de connaître Gérard, elle en a eu trois, qu’elle a tous abandonnés ! Un ex mari vient rappeler son goût immodéré pour l’argent. La défense ne s’en relève pas. Jacqueline Carrère-Ponthieux est condamnée à 15 ans de prison, et fait appel. Troisième procès, et nouveau rebondissement ! Un pompier intervenu chez les Ponthieux la nuit du crime, affirme que Gérard « gaspait ». En clair, il agonisait encore à 2h40 ! L’agression venait donc d’avoir lieu, comme l’a toujours dit l’accusée ! Le procès est à nouveau renvoyé. Pour son dernier rendez-vous avec la justice, la défense de Jacqueline Carrère- Ponthieux tire à boulets rouges sur l’enquête. Des éléments d’intrusion extérieure ont été relevés chez les Ponthieux la nuit des faits. Aucun n’a été exploité. Une tenaille trouvée sur le toit, une trace de pas sur une chaise de la terrasse, un mégot dans la cuisine… Plus fort, sur une photo, on voit une barre métallique au pied du lit. L’arme du crime ? On ne le saura jamais. La barre n’a pas été mise sous scellé… En moins d’une heure de délibérés, Jacqueline Carrère-Ponthieux est acquittée

Tommy Recco

Filed under: Faites Entrer l'Accusé — polo1769 @ 9:34 pm

En 1983, Thommy Recco a été condamné à la prison à perpétuité pour deux triples meurtres. 21 ans auparavant, il avait écopé de la même peine pour avoir tué son oncle. Et chaque fois, le clan Recco, “Mamma Recco” en tête, a défendu son innocence ; bravant les faits, et la honte que jetaient ces affaires sur la famille. Sous son châle noir, Mamma Recco a supporté Thommy, comme elle a supporté tous les malheurs qui se sont abattus sur elle pendant plus de 20 ans. Sur ses onze enfants, cinq ont connu une mort violente, et deux ont fini en prison pour meurtre. C’est la malédiction des Recco. Une malédiction qui pèserait sur la famille depuis que le père Recco a couché ses petits dans la carapace d’une tortue géante, dont il venait de couper la tête. Le 28 octobre 1960, Joseph Casabianca, le garde-pêche de Propriano, en Corse, est retrouvé mort sur la plage du village. Il a été abattu d’une décharge de chevrotine. La rumeur, puis son propre frère Pierre, accusent rapidement Thommy Recco, enfant d’une famille de pêcheurs. Thommy avoue, puis se rétracte, alors soutenu par tout le clan Recco. A son procès, deux ans plus tard, il échappe de justesse à la peine de mort mais il est condamné à perpétuité. Une peine qu’il effectue 17 ans, avant d’être libéré. Il s’installe alors à Marseille. Le 23 décembre 1979, dans un supermarché de Béziers, trois caissières sont tuées d’une balle dans la tête au cours d’un hold-up sanglant. Le 18 janvier 1980, un nouveau triple meurtre survient à Carqueiranne, dans le Var. Quatre balles ont suffi à tuer un père de famille, sa fille de 11 ans, et son voisin. L’enquête mène à un suspect, Thommy Recco, qui avoue le triple meurtre de Carqueiranne, mais se rétracte, cinq jours plus tard. En plateau, Dominique Brejoux, le procureur de la république de Toulon, revient sur les preuves qui accablent Recco. Parmi celles-ci, des expertises balistiques. Ce sont elles, qui conduisent d’ailleurs la police à faire le lien avec l’affaire de Beziers. Car l’arme du crime est la même dans les deux triples meurtres. Thommy est donc aussi accusé de l’assassinat des trois caissières du Mammouth de Beziers. En attendant le procès, Mamma Recco monte au créneau pour défendre son fils et l’honneur de la famille. Me Alain Lhote, l’avocat de Thommy, nous décrit une famille qui s’est soudée dans le malheur, autour de la Mamma. Une famille de onze enfants décimée par le sort. L’un est mort en bas âge, un autre dans un accident de voiture, une 3e en (…)

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